Luc Delfosse
Luc Delfosse
Auteur, journaliste
Opinion

26/05/16 à 09:03 - Mise à jour à 09:03

Charles, Bart, les termites et leurs maîtres

A bien y regarder depuis le parc aux allées en patte d'oie qui lui fait comme un jardin particulier, une lumière sourd au premier étage de l'hôtel austère du L*. La nuit agonise dans les tunnels de la capitale mais le petit Charles n'arrive toujours pas à fermer l'oeil.

L'enfant, les reins calés par des oreillers et des polochons, est assis dans un lit à baldaquin, aussi vaste, lui semble-t-il, qu'une scène d'opéra. C'est précisément à cause de ce pageot ducal - bois sombre, colonnes spiralées, brocart cramoisis, festons de vieil or... - , que Charles a choisi cette chambre digne d'un dauphin. Ses parents, comme d'habitude, ont cédé. Comment refuser quoi que ce soit à l'enfant surdoué dont les professeurs ne tarissent pas d'éloge ?
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