CETA: la pression augmente encore d'un cran sur le gouvernement et le parlement wallon

20/10/16 à 19:15 - Mise à jour à 21:12

Source: Belga

Les discussions sur le CETA sont closes, a annoncé jeudi vers 20h30 le porte-parole du ministre-président wallon Paul Magnette. La pression sur le gouvernement et le parlement wallon est encore montée de quelques crans jeudi à Namur, alors que se tenait à Bruxelles un sommet européen au cours duquel la réponse de la Belgique est attendue sur cet accord.

CETA: la pression augmente encore d'un cran sur le gouvernement et le parlement wallon

© Belga

La Commission européenne a envoyé peu avant 14h une nouvelle proposition au ministre-président wallon Paul Magnette. Ce dernier était au parlement régional dans l'après-midi pour défendre un décret en commission.

Peu après 16h30, M. Magnette (PS) a quitté précipitamment le parlement, avant la fin des travaux, pour rentrer à son cabinet et se pencher sur le dossier. "Paul Magnette a toujours dit qu'il rendrait compte de son travail devant le parlement wallon", rappelait-on dans l'entourage du socialiste, un point qui était aussi souligné du côté du partenaire de coalition le cdH, parti du président du parlement wallon André Antoine.

Mardi, M. Magnette avait rejeté l'échéance de vendredi réclamée par la Commission pour un feu vert belge au CETA, en raison de difficultés substantielles persistantes mais aussi de la volonté du chef du gouvernement wallon de respecter le processus démocratique vis-à-vis du parlement.

Dans la coalition PS-cdH, on reconnaissait que la pression des milieux européens était à son maximum ce jeudi, mais que d'un autre côté, la pression wallonne portait elle aussi réellement, car la dernière proposition de la Commission semblait comporter de nouvelles avancées. Des problèmes majeurs posaient toujours question toutefois, comme le poids juridique des nouveaux documents ou la question agricole.

Signe de la tension des dernières heures, une dizaine de policiers sont restés de faction dans l'après-midi devant le parlement wallon, pour encadrer toute éventuelle manifestation "au cas où le parlement wallon changerait d'avis", a glissé l'un d'eux. Ces policiers avaient toutefois levé le camp en début de soirée.

En savoir plus sur:

Nos partenaires