Ces partis-frères que PS, MR et CDH voudraient ne plus fréquenter

13/03/16 à 09:40 - Mise à jour à 14/03/16 à 10:19

Source: Le Vif

Au Parlement européen et dans leurs fédérations internationales de partis, les formations belges cohabitent avec des homologues pas toujours recommandables. Propices à des sorties et des mesures discriminatoires, la crise des migrants a encore accentué l'inconfort des Belges contraints de travailler avec leurs encombrants camarades.

Claude Rolin est un homme chanceux. Cet ancien ado rebelle est aujourd'hui calme et ferme à la fois, affable et ouvert en permanence. Il a fait une belle carrière de syndicaliste chrétien. Il a un fils très fort à la course à pied et une famille charmante. Il habite Bertrix, au bon air des Ardennes et à peu près à mi-chemin - surtout quand la capitale belge est bouchonnée - entre les deux villes où cet ancien bûcheron vend sa force de travail, Bruxelles et Strasbourg. Là-bas, entre la Senne et l'Ill, de l'Alsace au Brabant, Claude Rolin a deux types de collègues. Il y a ceux qui le traitent fraternellement, avec lesquels il collabore régulièrement, et qui sont franchement tristes pour lui. Car il y a, aussi, ceux de sa formation, la plus grande de l'hémicycle continental avec 216 sièges, le Parti populaire européen. Il y est, c'est peu de le dire, politiquement très isolé. Il s'y attendait. "Je savais à quoi et dans quoi je m'engageais lorsque j'ai accepté la proposition de Benoît Lutgen, et c'était sur le programme européen du CDH. Et puis, dans le groupe PPE, même si je suis à la marge, jamais on ne m'empêche de m'exprimer, et je suis parmi les parlementaires qui respectent le moins la discipline de parti", dit-il, à raison : les sites spécialisés qui recensent les votes classent l'Ardennais parmi les rebelles.
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