Certains enseignants encore réticents à reconnaître les troubles d'apprentissage

29/08/12 à 19:13 - Mise à jour à 19:13

Source: Le Vif

Certains enseignants sont encore réticents à reconnaître les troubles d'apprentissage chez les jeunes, estime l'Association belge de parents d'enfants en difficulté d'apprentissage (APEDA).

Certains enseignants encore réticents à reconnaître les troubles d'apprentissage

Dyslexie, dysgraphie, dyscalculie, dysorthographie, dyspraxie ou encore troubles de l'attention sont le quotidien de 5 à 10% des jeunes en Belgique."La reconnaissance de ces troubles s'est néanmoins améliorée ces dernières années, notamment grâce à l'aménagement des épreuves du CEB et la formation d'enseignants à ces difficultés d'apprentissage", explique Anne Demanet de l'APEDA.

Près de 800 enseignants, tous réseaux confondus, ont reçu une formation en 2011. L'objectif poursuivi est notamment d'outiller ces personnes-relais pour concevoir concrètement avec elles une sensibilisation des membres de l'équipe éducative de leur établissement, afin de rendre ceux-ci attentifs aux signaux indicateurs et de les aider à adapter leurs pratiques pédagogiques, précise-t-on au cabinet de la ministre de l'Enseignement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Selon l'APEDA, les problèmes liés aux difficultés d'apprentissage apparaissent en grande partie dans le secondaire où l'élève est confronté à plusieurs professeurs à la fois, où l'assimilation de la matière se fait plus rapidement et où la communication avec les parents est nettement moins aisée qu'en primaire. S'agissant de troubles "invisibles", ceux-ci ne sont pas détectés chez tous les élèves. L'association estime dès lors qu'un effort supplémentaire, en complément de l'attention accordée par les parents, doit être fourni par les enseignants pour mieux comprendre ces troubles. Les difficultés d'apprentissage constituent une sorte d'handicap. "On peut tenter de contourner ces difficultés d'apprentissage par certains moyens, mais celles-ci persistent sur le long terme", souligne encore Anne Demanet.

Avec Belga

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