cdH : un gouvernement de centre-droite possible au fédéral

08/06/14 à 13:26 - Mise à jour à 13:26

Source: Le Vif

Le système institutionnel belge permet la constitution d'une coalition de centre-gauche en Région et de centre-droite au Fédéral, a relevé dimanche le député wallon sortant Dimitri Fourny (cdH) sur le plateau de Mise au point (RTBF).

cdH : un gouvernement de centre-droite possible au fédéral

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A deux jours du terme de la mission royale d'information du président de la N-VA Bart De Wever, appelé à remettre mardi au chef de l'Etat son "rapport définitif", le cdH continue de participer à des "groupes techniques", a confirmé M. Fourny. Il a ajouté que le MR avait d'ailleurs rencontré samedi après-midi la N-VA.

Se pose la question d'un grand écart éventuel du parti centriste entre des coalitions de centre-gauche dans les Régions bruxelloise et wallonne et de centre-droite au Fédéral, souhaitée tant par la N-VA que le CD&V. "Le système institutionnel le permet", s'est contenté de rappeler le député-bourgmestre de Neufchâteau.

"Méfiez-vous de ce parti, il vous prépare des choses peu sympathiques au fédéral", a lancé le député Marcel Cheron (Ecolo) à l'adresse du président de la Chambre André Flahaut (PS).

Ce dernier, s'en référant à l'arithmétique des sièges à la Chambre, a souligné la nécessité à ses yeux d'une majorité dans le groupe linguistique francophone, sans quoi ce serait "envoyer les francophones au suicide".

Les socialistes ont annoncé jeudi leur entrée en négociation avec le cdH et le FDF pour former des gouvernements en Wallonie, à Bruxelles et en Fédération. Ils voient dans l'annonce vendredi d'un même mouvement entre la N-VA et le CD&V pour un gouvernement flamand la confirmation qu'une coalition de centre-droite au fédéral est dans les cartons.

Au PS, "on croit ce que l'on voit, et on n'a rien vu", a commenté M. Flahaut, confirmant à mi-mots que son parti n'est pas considéré comme prioritaire dans les contacts actuels. La famille socialiste est toutefois première à la Chambre et "il faudra prendre appui sur elle", a-t-il estimé.

Du côté des réformateurs, le député wallon Willy Borsus a appelé à attendre mardi la nouvelle initiative royale. Une situation de majorités symétriques où le MR serait soit partout soit nulle part au pouvoir est "manifestement impossible aujourd'hui", a-t-il commenté.

Concernant le blocage de la situation à Bruxelles, il a relevé que la majorité francophone envisagée (PS-FDF-cdH) ne disposait pas d'une majorité sur l'ensemble du parlement bruxellois, ce qui est "inédit" selon lui.

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