CD&V, Open Vld et sp.a critiquent la N-VA

18/04/11 à 10:16 - Mise à jour à 10:16

Source: Le Vif

Trois représentants du CD&V, de l'Open Vld et du sp.a s'en sont pris à des degrés divers à la N-VA ce matin, sur les ondes de la VRT, concernant le blocage des discussions communautaires et de la formation d'un gouvernement.

CD&V, Open Vld et sp.a critiquent la N-VA

© Image Globe/ERIC LALMAND

"Cela dure depuis trop longtemps, mais le temps n'est jamais écoulé", a commenté le chef de groupe CD&V à la Chambre, Servais Verherstraeten, en écho au président de la N-VA, Bart De Wever, qui avait jugé le contraire ce week-end. "Quitter (la table des négociations) n'est pas une solution", a-t-il ajouté, disant qu'il partait du principe que la N-VA "n'abandonnerait pas un million d'électeurs".

Servais Verherstraeten demande que cessent les "tirs de missiles" afin de faciliter la tâche du négociateur royal, Wouter Beke. A Bart De Wever, il conseille une concertation plus informelle avec les autres partis flamands de la négociation. Mais pas question, dit-il de "lâcher la N-VA", l'axe de négociation devant rester à ses yeux le couple N-VA/PS.

Wouter Beke poursuivra sa mission "aussi longtemps qu'il pourra engranger des avancées, selon M. Verherstraeten. Pour le député sp.a Bruno Tobback, la N-VA doit en finir avec "ses petits jeux politiciens". "Depuis janvier, ce sont Bart De Wever et la N-VA qui empêchent de nous réunir", a-t-il rappelé.

"Après dix mois, le tableau affiche toujours un zéro pointé", a relevé de son côté la députée Open Vld Gwendolyn Rutten. La N-VA est un parti "sans objectifs", a-t-elle jugé.

Les trois parlementaires s'accordent sur le fait que de nouvelles élections n'apporteraient aucune solution raisonnable, pas plus d'ailleurs qu'attendre les élections communales de 2012.

Dans De Morgen, le président de Groen!, Wouter Van Besien, s'est fendu lundi matin d'une carte blanche dans laquelle il juge "inexistant" un front flamand autour de la note Octopus de 2008, chère au ministre-président flamand, Kris Peeters (CD&V), et au président de la N-VA, Bart De Wever. Groen! n'a pas approuvé cette note, y souligne-t-il. Bruno Tobback, dont le parti figure au gouvernement flamand, a défendu la note, la qualifiant de "guide" le plus adéquat vers une réforme de l'Etat.

Pour Servais Verherstraeten, un "front flamand" ne servirait de toute façon à rien "si nous restons sur l'Yser", a-t-il dit, critiquant ainsi l'affrontement de positions actuel.

La N-VA dit ne pas comprendre ces reproches

La N-VA dit ne pas comprendre la critique formulée par Servais Verherstraeten. "C'est tout de même le négociateur royal Wouter Beke qui mène les travaux. Notre porte est toujours restée ouverte", commente-t-on dans l'entourage de Bart De Wever.

Quant à la demande formulée par le député Bruno Tobback (sp.a), la N-VA n'a pas souhaité la commenter.

Le Vif.be, avec Belga

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