Catherine De Bolle fustige les conditions imposées par le comité P aux enquêteurs

10/05/16 à 19:49 - Mise à jour à 19:49

Source: Belga

(Belga) La commissaire générale de la police fédérale, Catherine De Bolle, et le directeur de la police judiciaire, Claude Fontaine, ont transmis une réponse très sévère au rapport intermédiaire du comité P, a-t-on appris mardi. Ils déplorent les conditions dans lesquelles l'organe de contrôle de la police a mené ses investigations et la pression mise sur des enquêteurs déjà surchargés.

Catherine De Bolle fustige les conditions imposées par le comité P aux enquêteurs

Catherine De Bolle fustige les conditions imposées par le comité P aux enquêteurs © BELGA

Le comité P a remis deux rapports intermédiaires sur la façon dont la police avait réalisé son travail dans le cadre des attentats de Paris. Dans le deuxième, il exprimait des critiques sévères qui n'ont apparemment pas plu aux dirigeants de la police fédérale. Dans un rapport de 90 pages transmis aux membres de la commission parlementaire de suivi des comités P et R (Renseignement), ils veillent d'abord à recontextualiser le travail de leurs services face à la menace terroriste avant de fournir une réponse détaillée aux différents points épinglés par le comité P. Les dirigeants de la police justifient et défendent le travail de leurs services. Ils déplorent un non-respect par le comité P des conditions de travail des enquêteurs et de leur temps de travail, l'un d'entre eux, par exemple, ayant été interrogé à l'issue d'un double service. Ils regrettent aussi que ni l'augmentation considérable du nombre de dossiers, ni le changement de climat depuis le début de la menace n'aient été pris en compte, a-t-on appris de sources concordantes. Le comité P doit encore fournir un rapport final qui tient compte de cette réponse. L'ensemble des rapports sera mis à la disposition de la Commission d'enquête sur les attentats du 22 mars qui s'en saisira avec la commission de suivi du comité P et pourra entendre les différents protagonistes du dossier. Aux yeux de plusieurs députés, il est temps de mettre un terme au "jeu de ping-pong" entre la police et le comité P. D'autres jugent néanmoins qu'il ne faut pas balayer les rapports du comité P parce qu'ils ne plaisent pas à la police. (Belga)

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