Cameron s'attelle à convaincre les Britanniques d'éviter un Brexit, référendum le 23 juin

20/02/16 à 15:03 - Mise à jour à 15:03

Source: Belga

(Belga) Le Premier ministre britannique David Cameron s'est lancé samedi dans la bataille pour convaincre les Britanniques de voter en faveur du maintien dans l'UE, annonçant la tenue d'un référendum le 23 juin.

Cameron s'attelle à convaincre les Britanniques d'éviter un Brexit, référendum le 23 juin

Cameron s'attelle à convaincre les Britanniques d'éviter un Brexit, référendum le 23 juin © BELGA

Au lendemain de l'accord arraché à Bruxelles à ses homologues européens, le dirigeant britannique a réitéré que le Royaume-Uni sera "plus fort, plus en sécurité et plus prospère au sein d'une union européenne réformée", lors d'une brève allocution devant le 10 Downing Street, à l'issue d'un Conseil des ministres de deux heures. "Nous sommes proches de l'une des plus importantes décisions de notre vie", a souligné M. Cameron, qui joue là sa place dans l'Histoire. Plaidant pour le maintien de son pays dans l'UE, il a souligné que cela "nous donne le meilleur des deux mondes", estimant que la quitter serait "un plongeon dans l'incertitude" et menacerait l'économie et la sécurité du Royaume-Uni. La partie s'annonce très délicate: avec 53%, les Britanniques partisans d'une sortie de l'UE devançaient en janvier ceux d'un maintien (47%), selon un sondage de l'institut Survation. Si l'accord qu'il a négocié à Bruxelles a été accueilli avec scepticisme par la presse conservatrice, M. Cameron a reçu un appui de poids de sa ministre de l'Intérieur, Therese May, eurosceptique notoire, qui s'est rangée dans la campagne pour le oui. "Nous devrions nous méfier de ceux qui prétendent que quitter l'Europe conduit automatiquement au pays de Cocagne", a prévenu vendredi soir David Cameron. "Nous devons prendre du recul et examiner attentivement ce qui est le mieux pour la Grande-Bretagne, et le mieux pour notre avenir". Le dirigeant va devoir mener "une lutte acharnée" pour convaincre ses compatriotes, a prévenu le quotidien The Times, affichant son scepticisme face à l'accord obtenu à Bruxelles comme la plupart des titres de la presse britannique -- à l'exception du Guardian et du Financial Times. L'accord, adopté après un premier échange de vues jeudi soir et une journée d'intenses tractations vendredi, "renforce le statut spécial de la Grande-Bretagne dans l'Union européenne", selon le président du conseil européen, Donald Tusk. (Belga)

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