Calres Puigdemont: "le gouvernement espagnol a peur de la justice belge"

06/12/17 à 14:04 - Mise à jour à 14:05

Source: Belga

(Belga) L'ancien ministre-président catalan, Carles Puigdemont, a dénoncé des poursuites politiques de la part de l'Espagne lors d'une rencontre avec la presse mercredi au lendemain du retrait par la Cour suprême espagnole du mandat d'arrêt européen (MAE) émis à son encontre et contre quatre de ses anciens ministres. Cette suspension montre que "le gouvernement espagnol a peur de la justice belge", selon M. Puigdemont. Les cinq anciens dirigeants restent poursuivis en Espagne pour malversations, désobéissance, rébellion, détournement de fonds publics, corruption et sédition. Ils risquent 30 ans de prison.

Carles Puigdemont et ses quatre anciens ministres ont dénoncé chacun à leur tour les poursuites engagées par l'Etat espagnol à leur encontre. "Ces poursuites politiques violent les lois européennes. C'est un abus des lois européennes et le gouvernement espagnol devra en répondre", s'est exclamé Clara Ponsatí, ancienne ministre catalane. "C'est un bon jour pour nous, un mauvais pour le gouvernement espagnol", s'est réjoui un autre ministre destitué. Les cinq anciens dirigeants se sont demandés pourquoi le mandat d'arrêt européen les concernant avait été retiré alors que plusieurs de leurs collègues restent emprisonnés en Espagne pour les mêmes faits. Pour M. Puigdemont, le gouvernement espagnol a eu peur de la justice belge, que celle-ci considère qu'il n'existait pas de base suffisante pour exécuter le MAE. "L'Espagne ne voulait pas rester sous la surveillance internationale" quant à ses pratiques judiciaires et pour les élections prévues en Catalogne le 21 décembre. "Nous n'avons pas peur de la justice et de la démocratie. L'Etat espagnol, lui, a peur", a conclu l'ancien ministre-président. La Cour suprême espagnole a retiré mardi le mandat d'arrêt européen (MAE) visant le ministre-président catalan déchu Carles Puigdemont et quatre de ses anciens ministres - Antonio Comín, Lluís Puig, Meritxelle Serret et Clara Ponsatí. Le gouvernement catalan avait déclaré l'indépendance de la région catalane le 27 octobre ce qui lui a valu d'être destitué par Madrid. Le 30 octobre, les cinq anciens dirigeants catalans ont fui vers la Belgique. (Belga)

Nos partenaires