"C'est inhumain que des pays d'Europe décident de fermer les frontières aux migrants"

18/09/16 à 17:30 - Mise à jour à 17:51

Source: Le Vif/l'express

Agitateur, performeur, plasticien, auteur et metteur en scène omniprésent, l'artiste anversois Jan Fabre a fêté cette année les 30 ans de sa compagnie Troubleyn, conquis Florence avec une exposition magistrale et célébré le 500e anniversaire de la mort de Jérôme Bosch aux Pays-Bas. Sa dernière folie théâtrale, Mount Olympus, sera donnée prochainement au Kaaitheater à Bruxelles, pendant... 24 heures !

Dans le premier tome de votre Journal de nuit, paru aux éditions de l'Arche en 2012, on redécouvre toute l'ambition qui vous animait quand vous aviez 20 ans. On a la sensation que, depuis lors, vous mettez davantage d'humour dans vos créations... Vous avez pris du recul ?

Je suis né vieux, je crois. Selon moi, il faut une vie entière pour devenir un jeune artiste ! Pour apprendre à se prendre moins au sérieux. Depuis trente ans, je travaille dans les meilleurs musées, galeries et théâtres du monde entier, donc l'ambition est devenue une chose plus intériorisée. Je pense que je suis devenu un peu plus sage avec les années. D'un autre côté, je n'ai jamais voulu être un type bien, un " chouette " artiste, une personnalité médiatisée. Je n'aime pas ça. J'ai toujours voulu rester à l'écart de la télévision, de la popularité, des talk-shows : l'art, ce n'est pas ça.
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