Budget: "Les chiffres du comité de monitoring font froid dans le dos"

Source: Le Vif

La vice-Premier ministre socialiste, Laurette Onkelinx, a exprimé vendredi en marge du conseil des ministres son effroi après la publication du rapport de monitoring qui chiffre l'effort budgétaire pour la Belgique à 3,5 milliards pour 2014.

Budget: "Les chiffres du comité de monitoring font froid dans le dos"

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"Ces chiffres font froid dans le dos", a commenté la ministre de la Santé vendredi devant les caméras. "La question qui se pose est de savoir s'il est possible de faire un tel effort sans casser la machine économique et sociale", a-t-elle encore dit, ajoutant qu'il ne serait pas possible de trouver 3,5 milliards d'euros et boucler en même temps un pacte de compétitivité.

Une impossibilité que son collègue libéral flamand, Alexander De Croo a tenu relativiser. "Certains disaient aussi qu'il serait impossible de trouver une solution (à la scission de l'arrondissement électoral de) BHV", a-t-il répliqué par caméras interposées.

Le comité ministériel restreint ("kern") doit se retrouver samedi après-midi en conclave pour entamer le contrôle budgétaire après le rapport du comité de monitoring esquissant l'ampleur de la tâche. Le gouvernement doit trouver quelque 500 millions cette année, et 3,5 milliards l'année prochaine. "De manière structurelle", a précisé le Premier ministre à l'issue du conseil des ministres.

Interrogé par la presse à l'issue du conseil des ministres, Elio Di Rupo n'a pas minimisé l'effort supplémentaire à fournir, après les quelque 20 milliards d'économies déjà réalisées depuis fin 2011. "Jusqu'ici, on a trouvé de l'argent sans toucher au ressort économique", a-t-il dit. "Nous allons tout faire pour que cela soit soutenable et éviter de casser notre machine économique".

Même s'il n'entend pas s'enfermer dans un calendrier pour aboutir à une solution, le chef du gouvernement a rappelé vendredi que la Belgique était liée, sous menace de sanctions financières, à de strictes obligations européennes en matière budgétaire. "Il est indispensable que nous sortions de la procédure de déficit excessif", a-t-il dit.

M. Di Rupo a toutefois rappelé que se contenter d'assainir ne suffirait pas, et qu'une stratégie de relance était nécessaire pour stimuler l'économie et l'emploi du pays.

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