Budget : lentement mais sûrement

12/11/11 à 19:57 - Mise à jour à 19:57

Source: Le Vif

Les négociateurs PS, MR, cdH, CD&V, Open Vld, et sp.a sont réunis depuis 10h15 autour du formateur Elio Di Rupo, dont ils décortiquent minutieusement la proposition de budget pour 2012 ainsi que les perspectives pour les années suivantes. Les échos revenant de la salle de réunion font état d'une progression lente des travaux qui devraient se poursuivre au moins durant la soirée.

Budget : lentement mais sûrement

© Image Globe

En début de soirée, on en était toujours à parcourir le volet du document du formateur relatif aux dépenses primaires, domaine dans lequel les libéraux ont fait savoir, avant la réunion de samedi, qu'ils entendaient accentuer les efforts proposés.

A la demande de certains, le formateur y a ajouté des fiches plus détaillées des mesures concrètes destinées à respecter la norme budgétaire.

A certaines sources, on parle d'ambiance studieuse. On ajoute que l'on avance lentement mais sûrement, "ligne par ligne". Chacun avance ses propositions alternatives. Les échanges s'appuient toujours sur un tableau remis vendredi aux négociateurs par Elio Di Rupo et que les libéraux et le CD&V ont jugé déséquilibré.

Pour ramener le déficit à 2,8% du PÏB, le formateur propose de réaliser un programme qui ramènera 11,3 milliards de plus dans les caisses de l'Etat.

Pour 2012, le document évoque des économies de dépenses pour 34% (3,75 milliards d'euros); une augmentation des recettes représentant 34% ou 3,75 milliards également notamment via une hausse du précompte mobilier sans toucher au carnet d'épargne et une hausse des accises sur le tabac et l'alcool; d'autres récupérations (sur les intérêts notionnels par exemple) de 30% et de 2% sur les charges d'intérêt.

Cela se traduit aussi par un impôt de crise sur les grosses fortunes, une révision à la baisse des avantages fiscaux sur les voitures de société, et à la hausse de la fiscalité que le billet d'avion.

Le formateur propose également de réaliser des économies dans le secteur des soins de santé à concurrence d'1,8 milliard d'euros, d'augmenter le titre service d'un demi euro, de supprimer la prime sur les véhicules propres.

On ferait aussi rentrer de l'argent dans les caisses en renforçant le contrôle sur les allocations d'attente, en économisant sur les pensions de l'état et dans le secteur de la coopération au développement.

Le troisième volet qui permettrait d'apporter 30% des 11,3 milliards repose entre autres sur les taxes sur le nucléaire et les banques.

En fin de matinée, un groupe technique s'est par ailleurs penché sur les notes du formateur relatives au marché du travail et aux pensions. Ce travail s'est achevé à la mi-journée, mais les points de divergence restent en suspens.

Le Vif.be, avec Belga

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