Budget : "Est-on vraiment à 0,02 ou 0,05 % près ?"

21/03/13 à 12:17 - Mise à jour à 12:17

Source: Le Vif

Plusieurs des principaux ministres du gouvernement sont d'avis que la Belgique évitera une amende pour déficit excessif de la Commission européenne bien que ce déficit a finalement dépassé les 3 % du PIB en 2012.

Budget : "Est-on vraiment à 0,02 ou 0,05 % près ?"

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Selon des chiffres du Bureau du plan, le déficit de l'année dernière n'a finalement pas atteint 2,96 % comme annoncé précédemment, mais un peu plus de 3 %, sans compter l'effet de la décision d'Eurostat obligeant la Belgique à y intégrer également l'injection de capital dans Dexia, qui n'est toutefois pas considérée comme structurelle.

À son arrivée au Lambermont, le vice-premier ministre Open Vld Alexander De Croo, dont le parti siège dans l'opposition au Parlement flamand, a souligné qu'on pouvait retenir deux éléments des derniers chiffres du Bureau du plan: un déficit plus important que prévu au niveau des Régions, Communautés, et entités locales, et la non prise en compte de la problématique des compétences usurpées.

"Il faut absolument éviter l'amende"

En principe, un dépassement des 3 % de déficit expose la Belgique à une sanction européenne. Mais le gouvernement veut croire qu'on l'évitera. "Est-on vraiment à 0,02 ou 0,05 % près ? Je ne le pense pas", a commenté Johan Vande Lanotte (sp.a). Ce dernier a par ailleurs fait observer qu'une éventuelle amende n'impliquerait pas forcément le paiement d'un montant. Celui-ci peut par exemple être gelé sur un compte dont l'État percevrait les intérêts, a-t-il dit.

Alexander De Croo a pour sa part estimé qu'il fallait absolument éviter cette amende "afin de démontrer que l'effort consenti en 2012 n'était pas le fruit du hasard". Le vice-premier ministre libéral a redit son plaidoyer en faveur de mesures structurelles.

Des "mesures structurelles nécessaires"

Le ministre des Finances Koen Geens (CD&V) a dit croire que l'amende était évitable à condition que le gouvernement y mette du sien en la préparation de la trajectoire budgétaire à l'horizon 2016. Il faudra dès à présent prendre les "mesures structurelles nécessaires", a-t-il dit, ce qui, selon lui, n'empêche pas non plus du "one shot".

Le vice-premier ministre CD&V Pieter De Crem a assuré que le gouvernement savait "ce que l'Europe attendait de lui et quelles mesures structurelles étaient nécessaires". Pour le vice-premier ministre MR Didier Reynders, "il est parfaitement possible d'éviter une amende avec une trajectoire correcte en 2013 et 2014". Le point "le plus important est qu'il faut prendre des mesures structurelles", a-t-il dit.

Laurette Onkelinx (PS) et Melchior Wathelet (cdH) sont entrés en réunion sans faire de commentaire. Les travaux seront interrompus durant la séance plénière de la Chambre et reprendront à l'issue des travaux parlementaires.

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