Budget 2015 : "La Belgique n'est pas un dommage collatéral" de la France

28/11/14 à 15:05 - Mise à jour à 15:05

Source: Belga

"La Belgique n'est pas un dommage collatéral", a affirmé vendredi le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Pierre Moscovici, après que le gouvernement Michel a laissé entendre plus tôt dans la semaine que la Belgique risquait de se retrouver dans le viseur de l'exécutif communautaire comme "dommage collatéral" de la France et de l'Italie, également invitées à voir leur situation budgétaire réévaluée en mars prochain. M. Moscovici a cependant souligné que le gouvernement Michel avait travaillé "vite et bien".

Budget 2015 : "La Belgique n'est pas un dommage collatéral" de la France

Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires. © Belga

La Commission européenne a estimé vendredi que sept pays de la zone euro dont la Belgique avaient préparé un budget 2015 qui risquait de contrevenir aux règles européennes. Pour la France, l'Italie et la Belgique, une nouvelle évaluation est nécessaire en mars. "La Belgique n'est pas un dommage collatéral. Il s'agit d'un pays qui doit consolider ses réformes. Il faut renforcer les efforts pour permettre de remplir les objectifs MTO (à moyen terme)", a expliqué en substance M. Moscovici.

Le commissaire français a précisé que les réformes annoncées allaient dans la bonne direction mais qu'il subsistait certaines "incertitudes". Pierre Moscovici a cependant admis que la situation en Belgique n'était pas identique à celle de son pays. La Belgique a d'ailleurs réussi l'été passé à sortir de la procédure en déficit excessif dans laquelle elle était inscrite depuis des années, contrairement à la France dont le déficit budgétaire continuera dans les deux prochaines années à dépasser les 3% du PIB. A l'instar de la France et de l'Italie, le Premier ministre Charles Michel avait envoyé la semaine dernière un courrier à la Commission européenne lui expliquant les réformes socio-économqiues et budgétaires que le gouvernement fédéral entend mettre en oeuvre. Selon Pierre Moscovici, qui a loué la qualité de ce courrier, il était "politiquement et économiquement justifié" de demander plus de temps aux trois pays (Belgique, France et Italie).

Mais "cela ne peut pas être du temps perdu", a prévenu le commissaire. En mars, la Commission examinera les chiffres précis du budget 2014, le travail législatif sur le budget 2015 et, dans les détails, les réformes structurelles annoncées par les trois pays. "Toutes les options sont sur la table. La Commission n'hésitera pas à prendre ses responsabilités", a-t-il prévenu.

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