Bruxelles: Vervoort ne pourra pas améliorer le bilan de l'olivier, estime l'opposition

16/10/13 à 22:00 - Mise à jour à 22:00

Source: Le Vif

La dynamique insufflée par Rudi Vervoort récemment arrivé au gouvernement bruxellois ne changeront pas grand-chose au bilan insuffisant de l'olivier bruxellois au terme de la législature, face aux principaux défis du logement, de l'emploi, et du logement, ont estimé mercredi les chefs de file de l'opposition libérale, FDF et sp.a du parlement régional.

Bruxelles: Vervoort ne pourra pas améliorer le bilan de l'olivier, estime l'opposition

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"Jamais votre prédécesseur ministre-président n'avait donné, en 4 années, autant d'interviews et de conférences de presse que vous en quelques mois... Mais votre contrat, ce n'était pas de faire votre pub, mais d'améliorer la vie des Bruxellois", a lancé Vincent De Wolf (MR), répliquant à la déclaration de politique générale lue en matinée par le ministre-président.

Pour le chef du groupe MR, l'apparent dynamisme au sein du gouvernement bruxellois ne doit pas faire oublier les dix années de gestion de l'olivier à l'heure de son "dépôt de bilan": plus de 111.000 chômeurs contre 84.000 en 2004, une faible augmentation du budget destiné à la formation, 30.000 ménages sur les listes d'attente d'un logement social, l'engorgement aggravé de Bruxelles.

A ce sujet, on épinglera la sortie manifestement non-concertée de l'élue libérale Jacqueline Rousseaux établissant un parallèle entre la hausse du nombre de déplacements à vélo et les embouteillages dans la capitale.

"Je ne critique ni votre enthousiasme ni votre patte pour diriger ce gouvernement. Mais votre souffle cache mal l'essoufflement de votre équipe. En voulant démontrer tout ce que vous avez fait en quelques semaines, vous faites, de facto, la démonstration quasiment scientifique du manque d'actions de ce gouvernement durant ces 9 dernières années", a embrayé le chef du groupe FDF Didier Gosuin. Pour lui, la question centrale qui aurait dû et doit être posée est celle de la justesse des moyens choisis pour atteindre des objectifs largement partagés.

Didier Gosuin s'est par ailleurs inquiété de la pression budgétaire exercée sur les communes. A Bruxelles, elles devront ensemble réaliser un boni budgétaire de près de 400 millions d'euros, alors que le gouvernement fédéral peut être en déficit de 8 milliards, que les Régions sont en équilibre. Son inquiétude a été partagée, sur les bancs de la majorité par Benoît Cerexhe (cdH).

De son côté, Fouad Ahidar (sp.a) a estimé que les chiffres avancés par Rudi Vervoort cachaient ceux de la dégradation de la situation sociale de la population bruxelloise.

Dans la majorité, Philippe Close (PS) a estimé que Rudi Vervoort démontrait tous les jours sa volonté de trouver des solutions à long terme. Il a plaidé pour la mise en place d'un encadrement des loyers une fois que les nouvelles compétences auront été transférées. Sur le plan budgétaire, l'élu socialiste a estimé que, face aux besoins criants de la Région, l'équilibre des finances régionales ne pourra se faire en continuant à n'agir que sur la réduction des dépenses.

"L'olivaison -ndlr: la récolte des olives - fut particulièrement bonne ces derniers mois, dans un contexte budgétaire pourtant difficile", a dit Yaron Pesztat (Ecolo), se félicitant de la méthode retenue par le gouvernement bruxellois. L'un ou l'autre bémol, selon lui: la durée de la gestation du Plan Régional de Développement Durable, plusieurs volets de l'accord de majorité en rade en matière de gouvernance ou encore le peu d'allusion à la transition écologique de la société bruxelloise dans la déclaration de Rudi Vervoort.

Applaudissant lui aussi les récentes initiatives du gouvernement bruxellois, Benoît Cerexhe (cdH) s'est inquiété de la faiblesse du nombre de stages de formation en entreprises proposés par Actiris et les entreprises malgré les moyens dégagés à cet effet par le fédéral. Il a insisté sur la nécessité de veiller à ce que le développement économique trouve sa place dans le futur de la Région, et souligné que le cdH se posait de nombreuses questions sur les modalités de transfert des nouvelles compétences à Bruxelles.

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