Bruxelles : un mur de 2 km sépare 30.000 élèves

05/02/16 à 09:03 - Mise à jour à 10:00

Source: Le Vif/l'express

Une enquête menée dans les écoles dénonce les effets pervers de la communautarisation de l'enseignement à Bruxelles. Premières victimes : les enfants. Francophones et néerlandophones.

Bruxelles. Dans cette cour d'école, à l'heure de la récré, c'est une scène ordinaire : les élèves jouent ici au football, là à chat perché, là encore à la corde à sauter. On ne remarque presque pas cette longue grille qui divise la cour et sépare les écoliers francophones des écoliers flamands. La directrice néerlandophone raconte très bien comment la "frontière" a longtemps enflammé les récréations. "C'était vraiment hostile. On jetait des projectiles pendant les pauses. C'était la bataille des écoles, presque une guerre mondiale." Depuis son prédécesseur a fait planter des sapins le long de la clôture. Aujourd'hui, les conifères ont bien grandi et la camouflent quasi totalement. Ce témoignage est issu d'une vidéo filmée dans plusieurs établissements bruxellois (1). Derrière la caméra : le Groupe du Vendredi, un groupe de réflexion composé de jeunes de part et d'autre de la frontière linguistique, âgés de 25 à 35 ans, pluralistes politiquement.
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