Bruxelles transformée en forteresse pour la visite d'Obama

23/01/14 à 10:49 - Mise à jour à 10:49

Source: Le Vif

La Maison-Blanche a confirmé la venue de Barack Obama le 26 mars à Bruxelles. La visite du président américain, accompagné d'une véritable "armée" de 500 personnes destinée à assurer sa sécurité, demande une préparation minutieuse.

Bruxelles transformée en forteresse pour la visite d'Obama

© Reuters

Le Centre de Crise du ministère de l'Intérieur commencera bientôt les pourparlers avec les services secrets du président Obama. L'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (OCAM) préparera le scénario de la journée. Tous les endroits où se rendra le président seront passés au crible. Les services de sécurité inspecteront 320 kilomètres d'égouts, apposeront les scellés sur toutes les plaques d'égout et fermeront toutes les poubelles qui se trouvent sur le passage de Barack Obama.

L'Air Force One du président, qui se rendra d'abord à La Haye aux Pays-Bas, atterrira à l'aéroport de Zaventem. Les autorités fermeront l'espace aérien lorsque l'appareil d'Obama s'approchera du territoire belge. Il en sera de même quand il quittera la Belgique pour se rendre au Vatican, moins de 24 heures plus tard.

Obama sera accueilli sur le sol belge par une flotte d'une dizaine de voitures, y compris une ambulance équipée d'une salle d'opération, le tout transporté à l'avance par cargo. Il prendra place dans sa Cadillac One blindée, surnommée The Beast, capable de résister aux tirs d'armes à feu, aux missiles et à une attaque chimique.

Les Bruxellois qui habitent à proximité du trajet présidentiel recevront une lettre comportant des instructions précises. Le Centre de crise confirme qu'il délimitera une zone sévèrement réglementée. Les personnes qui se rendront dans cette zone seront soumises à un contrôle d'identité.

Le coût de toute l'opération n'a pas encore été communiqué, mais la Belgique paiera les frais liés à la visite du président américain. "Nous délibérerons au sein du gouvernement pour voir si ces coûts peuvent être partagés solidairement" a déclaré Ingrid Van Daele, la porte-parole de la ministre de l'Intérieur, Joëlle Milquet (cdH) au quotidien De Morgen.

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