Bruxelles: les émeutes relancent le débat sur la fusion des zones de police

13/11/17 à 15:54 - Mise à jour à 15:57

Source: Belga

La députée bruxelloise CD&V Brigitte Grouwels relance le débat sur la mise en place d'une zone de police unique en Région bruxelloise après les émeutes de ce week-end qui ont vandalisé seize commerces et détruit deux véhicules.

Bruxelles: les émeutes relancent le débat sur la fusion des zones de police

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"Ces graves émeutes me renforcent dans mon plaidoyer en faveur de la mise en place d'une zone de police unique en Région bruxelloise, combinée à un travail de quartier fort décentralisé", indique lundi la députée bruxelloise CD&V Brigitte Grouwels. Selon elle, les émeutes se sont déroulées samedi soir à la frontière de trois zones de police. "Je suis vraiment choquée par cette violence brutale contre des agents de police et par les importants dégâts causés aux commerces, alors que personne n'a été interpellé. Comment se fait-il que la police a été incapable de faire face à quelques centaines de jeunes?", s'interroge-t-elle.

Selon Mme Grouwels, la fusion des six zones de police est une nécessité absolue et urgente. "Ce n'est que grâce à une fusion qu'une unité de vision et d'orientation des services de sécurité et de police est possible à Bruxelles", estime-t-elle. "En outre, cela permettrait d'avoir davantage de policiers sur le terrain. Une police unifiée conduirait à des économies d'échelle grâce au regroupement de services. Elle serait également une zone partenaire plus forte pour la police fédérale et les services de sécurité nationaux. En outre, une zone de police unique serait capable d'organiser une formation permanente de son personnel axée sur le contexte particulier de Bruxelles: bilingue voie multilingue, multiculturel, international, etc."

Seize commerces vandalisés et deux véhicules incendiés

Seize commerces du centre-ville de Bruxelles ont été ont été vandalisés samedi soir lors des rixes qui ont éclaté après la qualification de l'équipe nationale marocaine à la prochaine Coupe du monde de football. Cinq de ces établissements ont subi des dégâts très importants. Deux véhicules ont été incendiés et six autres, endommagés. Le nombre de véhicules endommagés est toutefois susceptible d'être réévalué à la hausse et les victimes sont invitées à se présenter au commissariat central, indique lundi Olivier Slosse, porte-parole de la zone de police de Bruxelles Capitale-Ixelles.

Un véhicule du Siamu a également été endommagé, de même que plusieurs véhicules de police et du mobilier urbain. L'ampleur des dégâts à ce mobilier reste encore à évaluer. Enfin, une camionnette a été fracturée et du matériel de chantier a été volé. Les rixes qui ont éclaté samedi soir à Bruxelles après la qualification de l'équipe nationale marocaine à la prochaine Coupe du monde de football ont impliqué quelque 300 personnes et fait 23 blessés, dont 22 policiers.

Dimanche, une personne a fait l'objet d'une arrestation judiciaire et a été mise à la disposition des autorités judiciaires avant d'être relaxée après audition. Aucune nouvelle interpellation n'a eu lieu depuis, selon le parquet. Une taskforce judiciaire a été mise en place pour identifier au plus vite les auteurs des faits. Toutes les images (photos et vidéos) concernant les émeutes et saccages peuvent être envoyées à cette taskforce via l'adresse zpz.polbru.info@police.belgium.eu.

La police locale précise que les victimes ou autres personnes avec des questions peuvent téléphoner 24h/24 et 7j/7 au numéro de téléphone 02/279.79.09.

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