Brexit - Theresa May peu enthousiaste vis-à-vis d'un système d'immigration à points

05/09/16 à 03:35 - Mise à jour à 03:35

Source: Belga

(Belga) La Première ministre britannique Theresa May s'est engagée à réduire l'immigration en provenance de l'Union européenne, mais a exprimé ses doutes sur l'introduction d'un système à points, évoquée par son ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, dans des commentaires révélés dimanche.

Brexit - Theresa May peu enthousiaste vis-à-vis d'un système d'immigration à points

Brexit - Theresa May peu enthousiaste vis-à-vis d'un système d'immigration à points © BELGA

Investie après le vote du 23 juin en faveur d'une sortie de l'UE, Mme May, qui s'est rendue à Hangzhou (est de la Chine) pour assister au sommet du G20, doit gérer le dossier brûlant de l'immigration, thème favori des partisans du Brexit. "Ils (les électeurs britanniques) voulaient que l'on soit capable de contrôler la circulation des personnes venant de l'Union européenne. Et c'est évidemment ce que je dis: plus de libre circulation comme dans le passé", a-t-elle déclaré samedi dans l'avion qui la conduisait en Chine. Depuis son entrée en fonction, le gouvernement de Mme May cherche des moyens pour réduire l'immigration en provenance des 27 pays restant dans l'UE, sans perdre l'accès au marché unique. Le ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, leader du camp du Brexit pendant la campagne, a évoqué un système d'immigration à points, proche du modèle australien, pour parvenir à ce résultat. Un modèle sur lequel Mme May a exprimé ses doutes. "L'une des questions est de savoir si les systèmes à points fonctionnent ou non", a-t-elle distillé avant d'insister: "Mais ce que je dis, c'est que les Britanniques n'ont pas voulu que la libre circulation, avec les personnes venant de l'UE, continue comme dans le passé". Mme May a réaffirmé que les citoyens européens résidant actuellement au Royaume-Uni ne subiraient aucun changement de statut avant le départ formel du pays du bloc européen, après deux ans de négociations. "Les seules circonstances qui pourraient empêcher cela seraient l'absence de garantie de statut des citoyens britanniques vivant dans d'autres pays de l'UE", a-t-elle prévenu. (Belga)

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