Brexit - Nous devons sortir de la culture du bouc-émissaire

24/06/16 à 18:02 - Mise à jour à 18:02

Source: Belga

(Belga) La commissaire européenne Marianne Thyssen a affirmé vendredi qu'il était temps de sortir de la culture du bouc-émissaire à propos de l'Europe. L'Europe, ce sont les pays et les citoyens qui la composent, a-t-elle fait remarquer.

Brexit - Nous devons sortir de la culture du bouc-émissaire

Brexit - Nous devons sortir de la culture du bouc-émissaire © BELGA

"Ce n'est pas la fin de l'Europe. Nous devrons continuer à avancer de manière déterminée à 27", a expliqué Mme Thyssen, la membre belge de l'équipe de Jean-Claude Juncker. Selon elle, les dirigeants européens et les politiques nationaux doivent se demander s'ils ont suffisamment défendu la plus-value européenne. "Nous devons sortir de cette culture du bouc-émissaire. Car l'Europe, c'est nous tous". "Si vous voyez les arguments qui ont été utilisés au cours de la campagne, sur quoi ils portaient, les interviews... On comprenait que ce n'était plus parfaitement rationnel et que tout était donc possible. Lors d'un referendum, répond-on à la question posée ou à autre chose? Ce sont des instruments très délicats. C'est jouer avec le feu et aujourd'hui, nous en payons le prix", a-t-elle déclaré. Et d'évoquer le cas du premier ministre britannique David Cameron: "il a joué, il a perdu". A ses yeux, les responsables politiques britanniques n'ont jamais défendu l'Europe auprès de leurs électeurs. Aujourd'hui, des voix se font entendre dans certains pays gagnés par des courants eurosceptiques et populistes pour réclamer une initiative similaire, alors que dans d'autres régions, comme l'Ecosse, un vent contraire souffle. "Dans ces pays, les leaders politiques doivent se lever et expliquer aux gens de quoi il s'agit. La pire chose que nous puissions faire, c'est inverser l'intégration européenne et faire semblant qu'on s'en tirera mieux tout seul". La commissaire juge aussi que l'Union européenne peut mieux faire dans un certain nombre de domaines, par exemple en érigeant un pilier social qui soutiendrait l'union économique et monétaire. Les Britanniques n'ont jamais soutenu ce genre d'initiatives. Il n'est toutefois pas sûr que leur départ facilitera les discussions. "La question, c'est aussi de savoir qui se cachait derrière eux". (Belga)

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