Brexit - Matteo Renzi opposé à une "exception britannique"

29/09/16 à 10:27 - Mise à jour à 10:30

Source: Belga

(Belga) Le chef du gouvernement italien Matteo Renzi a souligné jeudi qu'il était "impossible" d'envisager un accord sur le Brexit qui offrirait plus de droits au Royaume-Uni qu'aux autres pays en dehors de l'Union européenne.

Brexit - Matteo Renzi opposé à une "exception britannique"

Brexit - Matteo Renzi opposé à une "exception britannique" © BELGA

Les Britanniques ont pris une "mauvaise décision" en optant pour une sortie de l'UE mais il faut la respecter, sinon cela reviendrait à dire "que voter ne sert à rien", a ajouté le président du conseil italien dans une interview à la BBC. Interrogé sur un accord offrant davantage de souplesse sur la libre circulation des personnes, M. Renzi a souligné que les négociations ne pouvaient pas commencer avant l'activation de l'article 50 du traité de Lisbonne par le gouvernement britannique. Celui-ci n'a toujours pas fixé de calendrier précis, la Première ministre Theresa May se contentant de dire que ce ne serait pas "avant la fin de l'année". Mais "il sera impossible de donner plus de droits aux Britanniques qu'aux autres citoyens non-européens", a d'ores et déjà prévenu M. Renzi. Le chef du gouvernement italien a également regretté que l'ex-Premier ministre britannique David Cameron, qui a démissionné au lendemain du vote pour le Brexit, ait "utilisé ce référendum pour régler des problèmes internes au parti conservateur". Une étude du cercle de réflexion "The Institute for Government" critique de son côté jeudi le "silence" de Theresa May sur le Brexit et appelle la Première ministre à "clarifier" ses intentions et son calendrier. Le rapport pointe également le risque de cacophonie entre les trois ministres chargés de mettre en oeuvre le Brexit, Boris Johnson (Affaires étrangères), David Davis (sortie de l'UE) et Liam Fox (Commerce international). "Cette structure tripartite est un facteur de fragmentation et d'incohérence. L'avancée des travaux sur le Brexit a été retardée par le manque de clarté sur le rôle et les responsabilités dévolus aux différents ministères", note le rapport. Le think tank estime en outre que la préparation du Brexit coûtera 65 millions de livres (75 millions d'euros) par an au gouvernement britannique. (Belga)

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