Brésil: un ministre démissionne après l'appel du vice-président à rompre avec Rousseff

29/03/16 à 02:49 - Mise à jour à 02:49

Source: Belga

(Belga) Le ministre brésilien du Tourisme a annoncé lundi soir sa démission, après l'appel du vice-président Michel Temer, chef du parti centriste PMDB, à rompre avec la chef de l'Etat de gauche Dilma Rousseff, menacée de destitution.

Brésil: un ministre démissionne après l'appel du vice-président à rompre avec Rousseff

Brésil: un ministre démissionne après l'appel du vice-président à rompre avec Rousseff © BELGA

"Les circonstances nationales placent le PMDB, mon parti depuis 46 ans, face au défi majeur de choisir son chemin sous la présidence de mon compagnon de tant de luttes, Michel Temer", a expliqué le ministre, Henrique Alves, dans une lettre à Mme Rousseff dont l'AFP a obtenu copie. "Tout le monde (...) sait que j'ai toujours prôné le dialogue permanent. Mais je suis au regret d'admettre que les voies du dialogue se sont épuisées, a ajouté M. Alves, évoquant une décision "difficile" mais "consciente" et "cohérente". Michel Temer, vice-président de la République, a réuni lundi les cadres de son parti PMDB qui officialisera mardi, lors d'une réunion à Brasilia, sa rupture avec Dilma Rousseff, espérant précipiter la chute de la présidente à laquelle il succèderait si elle était destituée. Le PMDB, incontournable allié de la coalition chancelante dirigée par le Parti des travailleurs (PT, gauche), compte, avec le départ de M. Alves, six ministres. C'est la première force parlementaire du pays, avec 69 députés sur 513 au total. Un porte-parole de M. Temer avait indiqué à l'AFP, plus tôt dans la journée, que la direction nationale donnerait mardi "jusqu'au 12 avril pour que tous les membres du PMDB occupant un poste au gouvernement partent", dans un climat de crise politique historique risquant de faire voler en éclats la coalition au pouvoir. Le PT, qui a 58 députés, aura besoin d'au moins 172 députés (un tiers des voix plus une) contre la destitution pour empêcher la mise en accusation devant le Sénat de Dilma Rousseff, accusée par l'opposition de droite d'avoir maquillé des comptes publics. (Belga)

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