Brésil/Petrobras: le gouvernement annonce une plainte contre un sénateur accusant Rousseff

20/03/16 à 01:47 - Mise à jour à 01:47

Source: Belga

(Belga) Le gouvernement brésilien a annoncé samedi qu'il porterait plainte contre le sénateur ayant accusé la présidente Dilma Rousseff d'avoir "bénéficié directement" du réseau de corruption Petrobras et entravé l'enquête.

Brésil/Petrobras: le gouvernement annonce une plainte contre un sénateur accusant Rousseff

Brésil/Petrobras: le gouvernement annonce une plainte contre un sénateur accusant Rousseff © BELGA

"M. Delcidio Amaral a recommencé à faire des attaques mensongères et sans aucun fondement contre le gouvernement de la présidente Dilma Rousseff", a dénoncé l'exécutif dans un communiqué, estimant qu'il s'agissait d'une "stratégie de vengeance". Ces accusations sont "calomnieuses" et "diffamatoires", a-t-il balayé. Le sénateur, ancien chef du groupe sénatorial du Parti des travailleurs (PT) au pouvoir, a accusé samedi la chef de l'Etat d'avoir "hérité et bénéficié directement" du réseau de corruption Petrobras, dont elle "savait tout" et pour lequel il est lui-même mis en examen. Et pour empêcher une enquête, Mme Rousseff et son prédécesseur et mentor, Luiz Inacio Lula da Silva, "tentaient systématiquement d'entraver le travail de la justice", a-t-il affirmé dans un entretien à l'hebdomadaire Veja. "Le gouvernement réaffirme qu'il n'a jamais interféré dans les enquêtes" autour du groupe pétrolier d'Etat Petrobas, assure le communiqué officiel diffusé samedi soir. "La présidente Dilma Rousseff a ordonné que soient prises toutes les mesures judiciaires appropriées contre Delcidio Amaral, pour qu'il assume ses responsabilités devant la loi pour toutes ses déclarations calomnieuses et diffamatoires", a annoncé le gouvernement. M. Amaral avait déjà accusé en début de semaine le ministre de l'Education, Aloizio Mercadante, d'avoir tenté d'acheter son silence sur l'affaire Petrobras. Il s'était exprimé dans le cadre d'un accord de collaboration avec la justice contre de futures remises de peine. Ses nouvelles accusations sont survenues au lendemain de vastes manifestations dans tout le pays de la gauche brésilienne en défense du gouvernement, quelques jours après le défilé de trois millions de Brésiliens demandant le départ de la présidente. (Belga)

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