Brésil: le groupe Odebrecht nie avoir versé 100 M USD au N.2 vénézuélien

07/09/17 à 07:29 - Mise à jour à 07:31

Source: Belga

(Belga) Le groupe brésilien Odebrecht a nié vendredi les accusations de l'ancienne procureure générale du Venezuela, Luisa Ortega, selon qui il aurait versé des pots de vin de 100 millions de dollars au N.2 du régime vénézuélien, Diosdado Cabello, pour obtenir des marchés.

Dans un communiqué de presse, le groupe Odebrecht affirme qu'après avoir fouillé dans ses archives et avoir revu tous les témoignages de ses collaborateurs ayant participé à l'enquête Lava Jato ("Lavage express") sur un gigantesque système de corruption au Brésil, "l'accusation selon laquelle il aurait payé 100 millions de dollars à Diosdado Cabello, ancien président de l'Assemblée nationale vénézuélienne, ne tient pas". Odebrecht, dont les principaux dirigeants ont signé un accord de collaboration avec la justice brésilienne en 2016, afin d'obtenir une réduction de leurs peines, a de même nié avoir reçu de l'argent "pour des chantiers non réalisés". Le groupe Odebrecht, l'un des plus grands groupes de construction d'Amérique latine, est au c?ur d'un scandale de corruption qui secoue tout le continent, avec la constitution d'un cartel ayant truqué des marchés de sous-traitance de la compagnie pétrolière brésilienne d'État Petrobras et distribué des pots-de-vin à des hommes politiques. Le 24 août, à Brasilia, Mme Ortega, en fuite du Venezuela, avait accusé Odebrecht d'avoir versé 100 millions de dollars à Diosdado Cabello à travers une entreprise espagnole possédée par ses cousins. De même, elle avait affirmé que "l'État vénézuélien avait payé 300 milliards de dollars d'argent public pour des chantiers actuellement paralysés". Après s'être initialement réfugiée en Colombie, Mme Ortega, ancienne chaviste entrée en dissidence et désormais relevée de ses fonctions au Venezuela, a entrepris une tournée à travers l'Amérique du Sud, au Brésil, au Costa Rica, et début septembre au Mexique, pour présenter les preuves dont elle disposerait de la corruption du régime vénézuélien du président Nicolas Maduro. (Belga)

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