Bonne gouvernance: Pas de soutien du PS aux décrets spéciaux portés par la majorité

26/04/18 à 16:03 - Mise à jour à 16:05

Source: Belga

(Belga) C'est la réponse, annoncée, du berger à la bergère. Ce jeudi, en commission des affaires générales du Parlement de Wallonie, le PS n'a pas apporté son appui aux projets de décrets spéciaux de la majorité MR-cdH portant sur la suppression de l'effet dévolutif de la case de tête et sur la suppression de la liste de suppléants.

Ces décrets spéciaux nécessitant une majorité des 2/3, ils ont été rejetés. Cette décision était attendue, les socialistes ayant indiqué qu'ils ne soutiendraient pas ces textes, après que la majorité eut envoyé valdinguer, mardi en commission des pouvoirs locaux, les propositions qu'ils avaient mises sur la table. Celles-ci visaient l'interdiction d'être député et bourgmestre ou échevin d'une commune de plus de 50.000 habitants, le plafonnement des rémunérations des élus locaux à 100% de l'indemnité parlementaire et la parité hommes-femmes dans tous les collèges communaux et provinciaux. "Nous regrettons cette porte fermée de la part de la majorité. Nous pensions pouvoir convaincre quelques députés mais nous nous sommes heurtés à un refus complet de reparler du décumul", avait alors regretté Pierre-Yves Dermagne, le chef de groupe PS au Parlement de Wallonie. "Malgré quelques réserves, nous étions prêts à discuter des projets de décrets spéciaux pour lesquels on nous demande nos voix. Mais sans ouverture sur le décumul, nous n'y apporterons pas notre soutien", avait-il averti. Une position confirmée ce jeudi, au cours de ce qui aurait pu s'apparenter, dans un autre domaine, à un match retour joué d'avance. "Nous étions prêts à une main tendue et je regrette vivement que vous ne l'ayez pas saisie", a ainsi répété Pierre-Yves Dermagne. "Mais la porte reste ouverte pour que l'on puisse dégager un consensus afin de faire avancer des mesures importantes pour notre démocratie", a-t-il ajouté. "Aucun observateur un peu sérieux de notre parlement ne peut se laisser abuser par cette main tendue qui n'a jamais existé, si ce n'est dans des effets d'annonce électoraux", lui a répondu le ministre-président wallon, Willy Borsus, selon qui, enfin, le rejet de ces décrets spéciaux "n'est pas un rendez-vous manqué, mais un rendez-vous différé". (Belga)

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