Bolivie: Evo Morales veut rencontrer son fils, qu'il croyait mort

29/02/16 à 22:44 - Mise à jour à 22:44

Source: Belga

(Belga) Le président bolivien Evo Morales a demandé lundi à la famille de son ex-compagne Gabriela Zapata, détenue dans le cadre d'une enquête pour trafic d'influence, de rencontrer son fils, qu'il croyait mort jusqu'à présent.

Bolivie: Evo Morales veut rencontrer son fils, qu'il croyait mort

Bolivie: Evo Morales veut rencontrer son fils, qu'il croyait mort © BELGA

"Evidemment, il y a eu une divergence sur le décès du bébé. J'ai cru ce que m'a dit la mère de mon fils", a déclaré l'ancien berger devenu chef de l'Etat devant la presse. "Je demande à la famille de Gabriela Zapata qu'ils me l'apportent, je l'attends, je veux le recueillir, s'ils me le permettent. J'ai le droit de le voir, de le rencontrer et de prendre soin de lui", a-t-il ajouté. "Si (l'entourage de) l'enfant ne se manifeste pas, j'ai l'obligation de faire appel aux institutions, comme le juge pour enfants, afin qu'il y ait une enquête", a assuré Evo Morales. La presse a révélé au début du mois que le président de gauche, aujourd'hui âgé de 56 ans, et Gabriela Zapata, 28 ans, avaient eu une relation il y a dix ans et qu'un enfant en était né. Evo Morales, l'a reconnu, expliquant qu'on lui avait dit que l'enfant était mort et qu'il avait alors perdu le contact avec son ex-compagne. Mais une tante de Gabriela Zapata a récemment affirmé que l'enfant était bien vivant, et qu'il avait aujourd'hui entre 8 à 9 ans. Evo Morales est célibataire et père de deux autres enfants, nés de mères différentes. Discret sur sa vie privée, il dit être "marié à la Bolivie". Gabriela Zapata a été placée samedi en détention provisoire après son arrestation la veille dans le cadre d'une enquête pour trafic d'influence. Elle est soupçonnée par le parquet "d'enrichissement illicite" et de "complicité de trafic d'influence". Gabriela Zapata est responsable commerciale de l'entreprise de BTP chinoise CAMC qui a signé des contrats pour 560 millions de dollars environ avec l'Etat bolivien. Accusé de trafic d'influence par l'opposition, le président a démenti tout favoritisme dans l'obtention de contrats publics. Morales est le premier président amérindien de la Bolivie. Il a été élu pour la première fois en janvier 2006. Mais les Boliviens ont rejeté lors d'un référendum la semaine dernière sa demande de pouvoir briguer un quatrième mandat après 2020. (Belga)

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