BHV : l'une des plus grandes revendications flamandes est devenue une réalité

13/07/12 à 09:51 - Mise à jour à 09:51

Source: Le Vif

Pour le Premier ministre Elio Di Rupo à travers le vote de BHV, le "CD&V, Open Vld, sp.a et Groen permettent la réalisation d'une des plus grandes revendications flamandes".

BHV : l'une des plus grandes revendications flamandes est devenue une réalité

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"Le vote que vous allez émettre demain vendredi est un vote de changement, d'espoir et de confiance", a dit jeudi après-midi à la Chambre le Premier ministre Elio Di Rupo en s'adressant aux députés à la veille du vote de 13 propositions de loi et de révision de la constitution dont celle consacrant la scission de l'arrondissement électoral de bruxelles-Hal-Vilvorde.

"Nous avons réussi", a lancé M. Di Rupo en intervenant à la fin de la discussion générale. "BHV sera scindé. CD&V, sp.a, Open Vld, Groen, PS, MR, cdH et Ecolo permettent ainsi de trouver une solution à un problème qui date des années 60" et qui bloquait le pays. Et de rappeler la longue crise de 2007, la chute du gouvernement en 2010 et la crise de 541 jours pour arriver à la formation du gouvernement actuel.

En soutenant cet accord, "CD&V, Open Vld, sp.a et Groen qui forment ensemble une majorité en Flandre, permettent la réalisation de ce qu'on promet depuis si longtemps à l'électeur flamand, une des plus grandes revendications flamandes. Je les félicite pour cela". Quant aux partis francophones, "ils ont travaillé à la stabilité du pays" et "avec leurs collègues flamands ils ont trouvé des solutions équilibrées pour permettre des avancées que les francophones attendaient depuis longtemps".

"Il y a en a qui parlent et d'autres qui agissent", a dit le Premier ministre avant d'énumérer en bref le contenu des diverses propositions. M. Di Rupo a souligné qu'une nouvelle dynamique était lancée. Outre la réforme de l'État, le gouvernement a aussi pris d'autres décisions comme la réforme des pensions et du marché du travail, la maîtrise du budget et des mesures en matière d'énergie.

"Le défaitisme n'est plus de mise" Elio Di Rupo a parlé de "nouvel élan" apprécié par les pays voisins et les marchés financiers. Pour lui, "le défaitisme n'est plus de mise". "Notre action est récompensée, mais nous devons rester vigilants. Nous avons le talent pour réussir. Nous l'avons prouvé en revenant parmi les meilleurs de la classe européenne".

Elio Di Rupo a souligné que le taux d'intérêt à 10 ans des emprunts de la Belgique est passé de 5,86% à 2,64%. "Nous payons aujourd'hui 2 fois moins d'intérêt sur nos nouveaux emprunts. Par rapport aux prévisions initiales nous avons déjà gagné cette année 441 millions d'euros". Il a aussi mis en évidence que le "spread" entre la Belgique et l'Allemagne qui, de de 3,6%, est descendu à 1,42%. "Certes personne n'est à l'abri des variations de taux. Mais ce qui gagné est gagné et notre action est indiscutablement récompensée". "Nous prouvons aujourd'hui notre capacité à trouver des solutions dans l'intérêt de nos citoyens et de nos entreprises. Nous allons poursuivre notre travail avec la même vigueur sur le deuxième volet de la réforme de l'État".

Un vote d'espoir

Elio Di Rupo a rappelé que ce deuxième volet comprend notamment des transferts de compétences pour 17 milliards d'euros et une révision de la loi de financement ainsi qu'une réforme du Sénat. "Une fois de plus nous prouverons dans les mois à venir que nous respectons nos engagements". Le Premier ministre a dit sa conviction que la grande majorité des Flamands, des Wallons et des Bruxellois ne veulent pas la fin de la Belgique. Il a conclu: "Votre vote est à la fois un vote de changement, d'espoir et de confiance". Un vote de changement "pour tourner la page à de nombreux problèmes institutionnels", un vote d'espoir "pour que les Wallons, les Bruxellois et les Flamands se sentent plus épanouis dans un pays transformé" et "un vote de confiance en l'avenir".

Avec Belga

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