Bernard Wesphael devant ses juges, après trois ans d'enquête et d'incidents

18/09/16 à 10:19 - Mise à jour à 10:19

Source: Le Vif/l'express

Sa vie conjugale était un naufrage, sa carrière politique était à bout de souffle. Le procès d'assises de Bernard Wesphael, accusé du meurtre de sa femme, Véronique Pirotton, démarre lundi, à Mons. Après trois années d'enquête semée d'incidents.

Le procès Wesphael, enfin. A Mons, loin de la région liégeoise où Bernard Wesphael a grandi tout comme Véronique Pirotton, sa femme, la victime. Pas n'importe qui : lui, un des fondateurs du parti Ecolo, ex-député wallon du groupusculaire Mouvement de gauche, 57 ans. Elle, journaliste culturelle, si belle à l'image, figée dans ses 42 ans. Un procès qui sera peut-être le chant du cygne du jury populaire : douze citoyens tirés au sort, dans la peau d'un juge pour décider de la culpabilité ou de l'innocence d'un égal. Koen Geens, ministre de la Justice (CD&V), a programmé la disparition de cette institution éminemment démocratique héritée de la Révolution française, le dernier endroit où le citoyen exerce son pouvoir de façon directe. Le président de la cour d'assises de Hainaut, Philippe Morandini, conseiller à la cour d'appel de Mons, veillera à "rechercher, non pas un coupable, mais la vérité", avait-il précisé, après une rencontre avec l'accusé. Plus jeune, en 2004, il a été magistrat de presse au procès Dutroux, à Arlon. Il sait le tact que requiert la gestion psychologique et tactique d'une cour d'assises.
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