Bart De Wever vise le PS et se projette en 2014

09/09/12 à 15:47 - Mise à jour à 15:47

Source: Le Vif

Le président de la N-VA, Bart De Wever, a pris pour cible dimanche, à l'occasion de la rentrée politique, le PS et s'est d'ores et déjà projeté en 2014, après les élections fédérales et régionales que les sondages annoncent triomphales pour son parti.

Bart De Wever vise le PS et se projette en 2014

© Image globe

Fidèle à sa vieille antienne, le président des nationalistes flamands a rappelé sa vision de la Belgique: une addition de deux démocraties, dominées au sud par le PS, à gauche, et au nord, par la N-VA, à droite.

"Cette addition, ça ne va plus", a-t-il asséné, interrogé au cours

de l'émission "Mise au point" sur la RTBF. A ses yeux, les

francophones font payer la facture de ce modèle aux Flamands: "si on veut la gestion du PS, que l'on paie pour cette gestion", a-t-il averti. Et de se montrer très clair: la N-VA est l'"antipode" d'un PS présenté comme "laxiste" et fiscalophile.

Les nationalistes flamands réclament un modèle confédéral.

Les élections de 2014 constitueront un moment décisif pour le mettre en place.

"Le match sera fini", a lancé M. De Wever: les vainqueurs seront soit les partis flamands, minoritaires, qui ont soutenu le

gouvernement Di Rupo, soit la N-VA. "Je suis très optimiste: ce sera la N-VA (...). A ce moment, on aura une vraie discussion sur le confédéralisme".

Le président des nationalistes flamands a d'ailleurs invité les

partis francophones à préparer cette échéance dès que les élections communales seront passées.

"Après les communales, je pense qu'il est temps de commencer à réfléchir et même de travailler ensemble en toute discrétion pour préparer le pays au grand moment du changement".

Samedi, sur les ondes de La Première, le ministre-président

bruxellois Charles Picqué (PS), a relancé le scénario du plan "B" pour la Belgique qui occupa les esprits au plus fort de la crise communautaire.

"Le plan B ne nous a jamais quittés. Comment voulez-vous que du côté francophone on oublie la nécessité de penser, sans plaisir et enthousiasme, à un plan B alors que les Flamands les plus influents annoncent eux carrément un plan B"?, a-t-il déclaré.

Le président de la N-VA a regretté la façon dont les partis

francophones présentent habituellement ce sujet.

"Les francophones pensent toujours à une révolution. On aura une évolution claire et nette vers le confédéralisme", a-t-il souligné.

S'il se projette déjà en 2014, le président de la N-VA n'a

toutefois pas voulu s'avancer sur l'ambition qu'on lui prête de devenir le nouveau ministre-président flamand. Il est candidat en tête de liste pour le scrutin communal du 14 octobre à Anvers et entend en devenir le bourgmestre. Les enquêtes d'opinion lui prédisent là aussi une large victoire qui serait, selon lui, un signal à l'égard de la "rue de la Loi" (à Bruxelles) après 90 ans de gestion socialiste de la métropole.

L'une des premières victimes de l'ascension de la N-VA est le

Vlaams Belang, parti d'extrême-droite qui parvint à recueillir près d'un tiers des suffrages anversois et près d'un quart des suffrages flamands il y a quelques années. La formation semble aujourd'hui en déroute, divisée et désertée par certains membres qui ont rejoint la N-VA.

"S'ils n'ont pas d'idées racistes ou totalitaires, ils sont les

bienvenus", a expliqué M. De Wever, heureux d'avoir réussi là où d'autres ont échoué.

"Tout le monde a toujours souhaité que le Belang s'effondre. C'est la N-VA qui l'a réalisé. On a regagné les votes du Vlaams Belang. Il faut s'en réjouir", a-t-il conclu.

Levif.be avec Belga

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