Bart De Wever s'en prend à son tour au passé du PP espagnol

06/11/17 à 12:20 - Mise à jour à 12:22

Source: Belga

(Belga) Le président de la N-VA Bart De Wever a apporté son soutien lundi à la sortie médiatique dimanche du vice-Premier ministre N-VA Jan Jambon sur la crise catalane, et vivement critiqué la réaction du Parti populaire du Premier ministre espagnol Mariano Rajoy, en évoquant le passé franquiste de responsables de cette formation.

"Si l'on se tait lorsque des responsables politiques sont jetés en prison simplement parce qu'ils ont une opinion, ou lorsque l'on recourt à la violence contre des citoyens, alors c'est juste de la non-assistance à personne en danger", a affirmé M. De Wever sur le site internet de la VRT. "Il se passe là des choses que nous ne devrions tolérer dans aucun pays de l'Union européenne. Que l'on soit d'accord ou non avec les Catalans n'a en fait rien à voir. On n'enferme pas des gens parce qu'ils exercent simplement leurs droits démocratiques", a-t-il ajouté. Le PP de M. Rajoy avait reproché à Jan Jambon ses lourdes interrogations exprimées dimanche sur ces incarcérations, la mise sous tutelle du gouvernement catalan par le gouvernement espagnol ainsi que les violences policières lors du référendum, tout en réclamant une prise de position de la part de l'Europe. Le PP avait souligné que la N-VA était connue pour ses antécédents xénophobes et à l'encontre de l'égalité entre les personnes, ainsi que pour son rejet des étrangers, l'appelant à s'abstenir de donner des leçons à la démocratie espagnole dans laquelle, disait-il, les droits humains, la loi et l'Etat de droit sont respectés. "Sur la préhistoire d'un parti, le Parti populaire (espagnol) devrait vraiment se taire", a répliqué Bart De Wever, évoquant la période franquiste. "Beaucoup de gens de ce régime sont encore responsables dans ce parti, qui ne semble apparemment pas avoir retenu beaucoup de leçons du passé", a ajouté le chef des nationalistes flamands, cité par la VRT. Peu auparavant, le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders (MR) avait déploré, sur les ondes de Bel-RTL, les déclarations de personnalités politiques belges sur la crise catalane, alors que le dossier est à ses yeux avant tout interne à l'Espagne et actuellement aux mains de la justice. (Belga)

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