Bart De Wever n'est pas content

17/02/11 à 09:58 - Mise à jour à 09:58

Source: Le Vif

Pas content du tout : Didier Reynders en a trop dit sur Bruxelles, Laurette Onkelinx a comparé le nationalisme à un cancer et Caroline Gennez accuse la N-VA d'être à l'origine de l'impasse actuelle.

Bart De Wever n'est pas content

© Belga

Hier soir, après les prolongations accordées par le roi à l'informateur Didier Reynders, le président de la N-VA, avait plusieurs raisons d'être mécontent.

Les déclarations de Reynders à la Chambre ne lui ont pas plu. "Ca ne constitue pas un bon départ", a-t-il affirmé sur le plateau de Terzake.

Dans son rapport intermédiaire, l'informateur a exposé les contours d'un accord institutionnel sur trois thèmes: Bruxelles, la répartition des compétences et le financement. Sur Bruxelles, il a notamment mentionné "la question électorale de Bruxelles-Hal-Vilvorde, les garanties en matière de facilités linguistiques et les procédures de désignation des bourgmestres; l'amélioration du financement et des mécanismes de fonctionnement de la Région de Bruxelles-Capitale, en ce compris les lois linguistiques à Bruxelles; la protection des minorités; les politiques à mettre en oeuvre dans le cadre plus large d'une communauté métropolitaine bruxelloise".

Or, pour Bart De Wever et son parti, "il n'est pas malin, en tant qu'informateur censé se situer au-dessus des partis - de mettre sur la place publique des ingrédients des négociations". "Je trouve décevant que lorsque l'on veut parler du contenu, il (Didier Reynders) le fasse d'abord dans les médias. J'aurais aimé l'apprendre de sa bouche", a souligné le président des nationalistes flamands. "Ce n'est certainement pas une affaire heureuse. Négocier, ça ne se fait pas par conférences de presse", a-t-il ajouté.

Bart De Wever s'est par ailleurs élevé contre les déclarations de Laurette Onkelinx, la vice-première ministre PS, qui a à nouveau comparé le nationalisme à un cancer. Il reproche également à Caroline Gennez, présidente du sp.a, d'avoir accusé la N-VA d'être particulièrement responsable de l'impasse dans laquelle se trouve le royaume.

"Il existe aujourd'hui beaucoup de raisons d'être pessimistes. Mais au cours des deux semaines à venir, je veux faire le nécessaire pour voir ce qui est encore possible", a-t-il indiqué.

Ces éléments poussent le président de la N-VA au pessimisme. "Au cours des 2 semaines à venir, je veux néanmoins faire le nécessaire pour voir ce qui est encore possible. Il existe encore des possibilités mais on n'a plus le temps et ces possibilités diminuent", a enfin dit Bart De Wever, en faisant par ailleurs état de sa peur quant à un éventuel retour aux urnes. De nouvelles élections risqueraient de plonger le pays dans une impasse encore plus profonde.

Le Vif.be, avec Belga

Nos partenaires