Bart De Wever laisse (provisoirement) tomber le communautaire

11/09/17 à 11:07 - Mise à jour à 11:07

Source: Het Laatste Nieuws

L'économie, la sécurité et l'identité seront les trois piliers de la prochaine campagne électorale N-VA, et non le confédéralisme, a annoncé Bart De Wever au congrès de la N-VA qui s'est tenu samedi. "Notre destin communautaire n'est plus entre nos mains", a déclaré le président de parti au quotidien Het Laatste Nieuws.

Bart De Wever laisse (provisoirement) tomber le communautaire

Bart De Wever © BELGA

"Nous n'allons pas faire de cadeau à nos adversaires en misant a priori sur le confédéralisme. Nous verrons bien après les élections", indique De Wever. "Nous ne saurons qu'au soir des élections jusqu'à quel point nous pourrons avancer nos aspirations communautaires." Même s'il y a plus de séparatistes au sein du congrès du parti que dans la direction, le message de Bart De Wever a été applaudi.

"Les trois piliers de notre campagne seront l'économie, la sécurité et l'identité. La politique de rétablissement socio-économique des gouvernements Michel et Bourgeois fonctionne. L'économie revit, les entreprises attirent des gens, les employés ont davantage de net. Nous investissons, dans des temps de terrorisme, dans une politique adulte de sûreté et de migration, symbolisée par Jan Jambon et Theo Francken. Et nous allons nous concentrer sur notre propre identité: comment voulons-nous vivre ensemble, sur base de quelles normes et valeurs, et comment concilier cela avec une migration de masse? Les autres partis soufflent le chaud et le froid à ce propos. Je vais être assertif à ce sujet, sans fausse honte sur qui nous sommes", a-t-il déclaré.

Cinquième mandat

Dans les pages du quotidien, Bart De Wever revient également sur sa décision de se présenter pour un cinquième mandat alors que, comme le souligne Het Laatste Nieuws, les statuts de la N-VA n'autorisent même pas un troisième mandat.

"À moins de demander une exception", se défend-il. "Pour cela, il faut une majorité des deux tiers au congrès du parti. Eh bien, je l'ai eue samedi, avec 123 voix favorables, deux contre et trois abstentions". D'autres candidats peuvent se présenter jusqu'au 13 octobre, mais ils n'ont strictement aucune chance contre De Wever, qui est président depuis 2004.

Effet psychologique

Interrogé au sujet du sondage RTL/Le Soir qui crédite la N-VA en Flandre de plus de 30%, le bourgmestre d'Anvers admet que les effets ne sont pas négligeables. "La valeur prédictive de sondages est fausse. Mais je préfère évidemment du bon fake que du mauvais fake. Il y a un effet psychologique. L'ambiance au parti est bonne."

En laissant tomber le communautaire, De Wever fait preuve de loyauté envers le Premier ministre Charles Michel (MR). Il évite à ce dernier de perdre la face par rapport au cdH et au PS. Il ménage également ses partenaires de la coalition, le CD&V et l'Open VLD qui ne sont guère enthousiastes à l'idée d'une septième réforme de l'état. Comme le conclut Het Laatste Nieuws, la N-VA semble préférer le pouvoir au communautaire.

CB/Belga

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