Bart De Wever: "Il faut briser les tabous"

07/01/16 à 10:13 - Mise à jour à 10:12

Source: Belga

Le bourgmestre d'Anvers et président de la N-VA Bart De Wever a plaidé mercredi, à l'occasion de la visite du président des Républicains Nicolas Sarkozy, en faveur d'une nouvelle approche de la politique migratoire en Europe. Il a également présenté l'extrémisme musulman comme la plus grande menace pour l'Europe depuis la fin de l'Union soviétique et averti des conséquences d'une politique trop naïve en faveur des réfugiés.

Bart De Wever: "Il faut briser les tabous"

Bart De Wever et Nicolas Sarkozy © BELGAIMAGE

Bart De Wever s'est adressé à quelques centaines d'entrepreneurs venus l'écouter à l'occasion des voeux du Voka.

Evoquant les attentats récents dans le monde, et notamment en France, il a averti du danger que représentait l'extrémisme musulman, y compris celui qui a grandi en occident, un "des plus grands défis après le nazisme et le stalinisme". Bart De Wever a également abordé le dossier des réfugiés, dissociant les réfugiés politiques, les réfugiés de guerre et les migrants économiques. Admettant que les réfugiés devaient pouvoir, dans un certain nombre de cas, être accueillis, temporairement, ailleurs que dans leur région d'origine, il a appelé à préférer cependant "un accueil digne de ce nom et sécurisé dans leurs propres régions".

"La crise ne doit pas être gérée mais stoppée", a-t-il averti appelant à un changement de cap européen qui passe par le renoncement à un certain nombre de tabous. Il a cité David Cameron et Nicolas Sarkozy au nombre de ses alliés qui oeuvrent à la réalisation d'une autre politique migratoire et une autre politique de sécurité. "Appeler à une autre Europe, tel est le débat que nous devons à présente lancer", a-t-il conclu en préambule de l'intervention de l'ex-président français.

"Schengen est mort"

Nicolas Sarkozy a développé sa vision de l'avenir de l'Europe. Pour l'ancien président, le référendum au Royaume-Uni "permet de poser la question des compétences de l'Europe... Il faut rendre une partie des compétences communautaires aux États", a-t-il estimé en affirmant encore: "Schengen est mort. Il fallait d'abord une politique d'immigration commune".

Le président des Républicains s'est déclaré en faveur d'une nouvelle approche de la politique migratoire en Europe. Il a également présenté l'extrémisme musulman comme la plus grande menace pour l'Europe depuis la fin de l'Union soviétique et averti des conséquences d'une politique trop naïve en faveur des réfugiés.

Belga/CB

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