Bart De Wever: "C'est la première fois qu'un sondage ne correspond pas à mon intuition"

19/04/17 à 11:00 - Mise à jour à 11:00

Source: Vrt

À en croire un sondage diffusé ce mercredi par De Standaard et la VRT, la N-VA reste le plus grand parti du pays, mais perd 6% d'intentions de vote par rapport aux élections de 2014. Interrogé par la VRT, le président de la N-VA Bart De Wever réagit au résultat de son parti.

Bart De Wever: "C'est la première fois qu'un sondage ne correspond pas à mon intuition"

Bart De Wever © BELGA

"Ce n'est pas un très bon sondage", admet De Wever qui avait espéré que la tendance à la hausse de ce dernier mois se poursuivrait. "J'ai eu des sondages qui se sont révélés mieux que prévu, mais pour la première fois ils ne correspondent pas à mon intuition sur le terrain, car notre palmarès n'est pas si mal : l'économie repart à la hausse et le handicap du coût salarial a été éliminé", se targue De Wever.

Cap des 30%

De Wever ne perd pas espoir pour autant. "Les sondages sont ce qu'ils sont et les prochaines élections n'ont lieu qu'en 2019", relativise-t-il. Il estime que le cap des 30% reste réalisable. "Je continue à croire que nous sommes un grand parti populaire et que nous pouvons le rester. Nous ne devons pas être pessimistes", ajoute-t-il.

Le bourgmestre d'Anvers se réjouit de voir trois membres N-VA dans le top cinq des politiques les plus populaires de Flandre. Theo Francken figure en effet en deuxième position (il est précédé par Charles Michel), Bart De Wever en troisième, et Jan Jambon en cinquième. La quatrième place est dévolue à Kris Peeters (CD&V). Ce top cinq vient contredire ses détracteurs qui qualifient la N-VA de "parti d'un seul homme".

Cordon sanitaire

Comme le souligne le quotidien De Standaard, le sondage révèle aussi que seul un tiers des Flamands sont favorables au cordon sanitaire autour du Vlaams Belang. Opposé au cordon sanitaire, De Wever affirme cependant qu'il n'a pas l'intention de coopérer avec le Vlaams Belang à Anvers. "Nous ne gouvernons pas avec des extrémistes qui prennent le café avec des néonazis grecs et avec Assad", déclare-t-il à la VRT.

Il estime toutefois qu'il faudrait poser la même question aux partis de gauche : "C'est fort qu'on ne leur pose pas la question au sujet des communistes", s'indigne-t-il.

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