Banques: accord entre l'UE et Rome sur les créances douteuses

27/01/16 à 00:04 - Mise à jour à 00:04

Source: Belga

(Belga) La Commission européenne et le gouvernement italien sont parvenus à un accord mardi soir sur la mise en place d'un mécanisme de garantie pour les créances douteuses des banques italiennes.

Banques: accord entre l'UE et Rome sur les créances douteuses

Banques: accord entre l'UE et Rome sur les créances douteuses © BELGA

"Il a été trouvé un accord avec l'UE sur le mécanisme de garantie pour les crédits en souffrance", a déclaré le ministre italien des Finances, Pier Carlo Padoan, à l'issue d'un marathon de près de cinq heures de discussions à Bruxelles avec la commissaire chargée de la Concurrence, Margrethe Vestager. "Je salue l'accord auquel nous sommes parvenus aujourd'hui avec le ministre Padoan sur les termes de la mise en place d'un mécanisme de garantie pour aider les banques italiennes à faire face à leurs créances douteuses", s'est félicitée de son côté Mme Vestager. "Les garanties seront établies au prix du marché et ne constituent donc pas une aide d'Etat", qui serait illégale en vertu des règles européennes de la concurrence, a-t-elle souligné. Rome négociait depuis plus d'un an avec Bruxelles au sujet des crédits bancaires en souffrance. L'absence d'accord alimentaient les inquiétudes autour des valeurs bancaires, qui se sont effondrées en début de semaine dernière à la Bourse de Milan. Le gouvernement italien avait dû renoncer au projet de "bad bank" --une structure de défaisance chargée de récupérer une partie des crédits en souffrance, afin d'apurer les bilans des banques italiennes-- qui aurait été incompatible avec les règles européennes sur les aides d'Etat. Mme Vestager a estimé que l'accord de Bruxelles était "un pas important pour soutenir les banques italiennes". "Avec d'autres réformes entreprises et planifiées par les autorités italiennes, cela devrait contribuer à améliorer la capacité des banques à prêter et stimuler la croissance économique", a-t-elle professé. Les créances douteuses en Italie s'élèvent à quelque 200 milliards d'euros et sont considérées comme un frein à la reprise économique, car elles empêchent les banques de faire des prêts aux entreprises ou aux familles. (Belga)

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