Australie: rejet de la demande d'extension de l'enquête sur les violences contre mineurs

27/07/16 à 07:30 - Mise à jour à 07:30

Source: Belga

(Belga) Le Premier ministre australien, Malcolm Turnbull a rejeté mercredi la demande d'extension de la commission d'enquête royale sur les mauvais traitements infligés à des mineurs dans des centres de détention.

Australie: rejet de la demande d'extension de l'enquête sur les violences contre mineurs

Australie: rejet de la demande d'extension de l'enquête sur les violences contre mineurs © BELGA

Mardi, le Premier ministre Turnbull a ouvert une commission d'enquête sur les mauvais traitements et violences infligés à des enfants dans un centre de détention dans le Territoire du Nord après des révélations d'abus par les médias locaux. D'anciens employés dans des centres dans l'Etat du Queensland affirment avoir été licenciés après avoir rapporté des faits de violence à l'encontre de mineurs dans les institutions, a communiqué mercredi la chaîne d'information publique ABC. Ils souhaitent que la commission d'enquête royale ne se concentre pas uniquement sur l'Etat du Territoire du Nord mais puisse être ouverte à d'autres Etats. Le Premier ministre a affirmé que les gouvernements des autres Etats du pays ne devaient pas mener des enquêtes séparées sur leurs propres systèmes de détention et que la commission d'enquête se concentrerait uniquement sur le centre de détention pour mineurs de Darwin où les premiers faits ont été rapportés et avérés dans des vidéos. "Si vous l'étendez à une enquête couvrant toute l'Australie, cela prendra quatre ans et vous n'aurez pas les réponses que vous souhaitez au sujet du Territoire du Nord", a déclaré le Premier ministre à ABC. Certains avocats ont aussi demandé que la commission d'enquête royale porte sur le Territoire du Nord, le Queensland et d'autres Etats. "Il y a des manquements systémiques dans le système", a affirmé l'avocat Joshua Creamer à ABC. L'émission diffusée lundi soir par ABC montre des gardes en train de déshabiller les délinquants, parmi lesquels de nombreux aborigènes, et de les asperger de gaz lacrymogène. Certains sont placés à l'isolement pendant des semaines. D'après Amnesty International, les enfants aborigènes ont 26 fois plus de risques de se retrouver en prison que les autres enfants, dans un contexte de lacunes éducatives, de chômage élevé et de toxicomanie. (Belga)

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