Aucune raison de casser l'arrêt sur le mandat européen contre "Pepona"

27/07/16 à 12:55 - Mise à jour à 12:55

Source: Belga

(Belga) Le parquet général près la Cour de Cassation ne voit aucun motif justifiant de casser l'arrêt de la chambre des mises en accusation de Gand portant sur le mandat d'arrêt européen émis à l'encontre de Maria Natividad Jauregui Espina, une suspecte de l'organisation basque ETA. La chambre des mises avait refusé de rendre exécutoire ce mandat d'arrêt européen émis par l'Espagne. La justice espagnole souhaite poursuivre cette femme de 58 ans pour un attentat commis en 1981, dans lequel un lieutenant-colonel de l'armée espagnole a perdu la vie. L'arrêt de la Cour de Cassation est attendu pour ce mercredi après-midi.

A partir de 1978 au moins, Maria Natividad Jauregui Espina aurait fait partie de l'organisation terroriste basque ETA où elle portait le nom d'emprunt de "Pepona". En tant que membre du "commando Viczaya", elle aurait été impliquée entre janvier et juillet 1981 dans une série d'attentats qui ont coûté la vie à deux militaires, deux agents de police et deux membres de la Guardia Civil. La justice espagnole souhaite désormais la poursuivre parce qu'elle aurait tiré, le 19 mars 1981, avec un autre membre de l'ETA, son futur compagnon José Antonio Borde Gaztelumendi, dans le dos du lieutenant-colonel Ramón Romeo Rotaeche alors qu'il quittait un service religieux à Bilbao. En 2013, la chambre des mises en accusation avait déjà refusé de rendre exécutoire un premier mandat d'arrêt européen délivré pour les mêmes faits, craignant que Maria Espina soit victime de violation des Droits de l'Homme en Espagne. La Cour de cassation s'était prononcée dans le même sens en novembre 2013, permettant la libération de la Basque. Mais en août 2015, sous la pression de la famille du lieutenant-colonel, la justice espagnole a délivré un nouveau mandat d'arrêt européen, dans lequel elle réfute le risque de violations des Droits de l'Homme. Ce nouveau mandat d'arrêt européen a été à nouveau rejeté, tant par la chambre du conseil de Gand que par la chambre des mises en accusation. L'arrêt de la Cour de Cassation est quant à lui attendu pour ce mercredi après-midi. (Belga)

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