Au Burkina, le président français Macron reconnait les crimes de la colonisation

28/11/17 à 14:22 - Mise à jour à 14:23

Source: Belga

(Belga) Le président français Emmanuel Macron a affirmé mardi que "les crimes de la colonisation européenne sont incontestables", lors d'un discours à l'université de Ouagadougou, appelant à une "relation nouvelle" avec l'Afrique.

"Il y a eu des fautes et des crimes, des grandes choses et des histoires heureuses", mais "les crimes de la colonisation européenne sont incontestables", a déclaré le président Macron. C'est "un passé qui doit passer", a-t-il ajouté. "Ce n'est pas simplement un dialogue franco-africain que nous devons reconstruire ensemble, mais bien un projet entre nos deux continents, une relation nouvelle repensée à la bonne échelle" entre l'Afrique et l'Europe, a-t-il dit. Il a réitéré sa volonté d'aider à la constitution de la force multinationale du G5 Sahel pour lutter contre les groupes djihadistes. "Il est temps de faire barrage à l'extrémisme religieux", a-t-il insisté, demandant notamment au "Qatar, à la Turquie et l'Iran de s'engager fermement dans ce combat". Il a annoncé qu'il allait "proposer une initiative euro-africaine" pour "frapper les organisations criminelles et les réseaux de passeurs" qui exploitent les migrants subsahariens dont certains sont réduits en esclavage. Le président français a en outre promis "un soutien massif à l'évacuation des personnes en danger" en Libye, qualifiant la vente de migrants comme esclaves de "crime contre l'humanité", lors d'un discours devant des étudiants burkinabè. Des manifestants scandant des slogans tel que "A bas l'exploitation de l'Afrique par l'Occident" avaient dressé des barricades et incendié des pneus sur la voie menant à l'université de la capitale burkinabè Ouagadougou alors qu'Emmanuel Macron était en train de prononcer son discours. (Belga)

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