Attentats de Paris : le parquet confirme qu'il disposait d'une note concernant la recherche d'armes

26/01/16 à 13:56 - Mise à jour à 13:55

Source: Belga

Le parquet fédéral a confirmé, mardi, avoir reçu en avril 2012 une note de la Sûreté de l'Etat l'avisant de réunions suspectes d'extrémistes islamistes dans un appartement de Molenbeek-Sant-Jean, comme l'ont annoncé mardi plusieurs médias.

Attentats de Paris : le parquet confirme qu'il disposait d'une note concernant la recherche d'armes

© Reuters

L'information transmise au parquet fédéral a été exploitée et constitue l'un des éléments ayant conduit à l'ouverture d'une enquête judiciaire qui, en juillet 2015, a abouti à plusieurs incarcérations pour des faits de terrorisme.

La note en question attirait l'attention sur des réunions suspectes d'extrémistes islamistes dans un appartement de Molenbeek-Saint-Jean. Les conversations qui ont pu être écoutées, concernaient des attentats contre la démocratie occidentale et les moyens de se procurer des armes de guerre et des explosifs.

L'habitation appartenait à l'époque à Gelel Attar, le belgo-marocain arrêté à Casablanca le 15 janvier dernier et soupçonné d'être lié aux attentats de Paris. Attar officiait à l'époque comme bras droit de Khalid Zerkani, recruteur bruxellois qui a été condamné l'été dernier à 12 ans de prison pour avoir envoyé des jeunes en Syrie, dont Abdelamid Abaaoud.

Gelel Attar a voyagé en Syrie avec Chakib Akrouh, qui s'est fait exploser dans l'appartement de Saint-Denis. "Cette note constitue un des éléments qui ont conduit à l'ouverture d'une enquête judiciaire et au jugement du 29 juillet 2015 où des peines allant jusqu'à 20 ans de prison ont été prononcées. On ne peut donc pas affirmer que ces informations n'ont pas été exploitées", a indiqué Eric Van Der Sypt, porte-parole du parquet fédéral.

Zerkani comme Abaaoud, Attar et Akrouh faisaient partie de suspects à l'encontre desquels des peines ont été prononcées. "La note datait d'avril 2012, à une période où le phénomène des combattants en Syrie n'était pas aussi connu qu'aujourd'hui", a ajouté le parquet fédéral.

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