Attentats de Bruxelles : les coulisses d'un fiasco policier

01/04/16 à 14:08 - Mise à jour à 14:18

Source: Le Vif/l'express

Les services de police encensés, puis contestés : quelque chose a foiré dans les enquêtes et la prévention du terrorisme. Coup de chance à Forest, puis, le désastre. Voici pourquoi.

1996-2016 : vingt ans après le début de l'affaire Dutroux, les services de police sont accusés d'avoir mal partagé ou analysé des informations cruciales à propos de terroristes islamistes. Seul un élément diffère avec l'époque des enlèvements d'enfants : la menace est toujours présente. Des soldats de l'Etat islamique sont interpellés chaque jour et de nouvelles cellules sont peut-être en train de se reconstituer, pendant que les couteaux s'affûtent dans les bureaux. Nos services de police ont-ils été préparés à cette guerre du troisième type contre des ennemis de l'extérieur venus de l'intérieur ? Comment améliorer leur fonctionnement sans casser l'outil humain ? Un gouvernement bâti sur la question sécuritaire peut-il s'accommoder de défaillances sans réagir ? "On n'a pas la notion d'Etat, on passe son temps à se tirer une balle dans le pied, le grand déballage commence", annonce un cadre de la police fédérale. Après les attentats de Paris, l'Assemblée nationale française a mis sur pied une commission d'enquête relative "aux moyens mis en oeuvre par l'Etat pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 (NDLR : attentat contre Charlie Hebdo)". Les élus de la Nation veulent en faire autant à partir du 14 avril, le comité permanent de contrôle des services de police (comité P) étant déjà en piste. Ce que les députés risquent de découvrir ne va pas leur faire plaisir...
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