Attentats à Paris: "Les renseignements utilisent d'autres canaux que la police"

04/07/16 à 14:20 - Mise à jour à 14:20

Source: Belga

(Belga) Les services de renseignements utilisent d'autres canaux d'information que la police pour l'échange international de données sur la radicalisation, indique lundi la Sûreté de l'Etat dans un communiqué. Un rapport français reprochait dimanche aux renseignements belges, qui connaissaient la radicalisation de Salah Abdeslam, de ne pas avoir entré cette information dans la base de données consultée par les gendarmes français qui l'ont contrôlé quelques heures après les attentats de Paris le 13 novembre.

Attentats à Paris: "Les renseignements utilisent d'autres canaux que la police"

Attentats à Paris: "Les renseignements utilisent d'autres canaux que la police" © BELGA

Le système d'information Schengen (SIS) "est principalement destiné à signaler des individus connus par les services de police pour des faits criminels, et est par conséquent surtout alimenté et consulté par les services de police", réagit la Sûreté de l'Etat belge. "Avant les attentats de Paris, Salah Abdeslam était principalement connu de la police pour ses activités criminelles. En ce qui concerne sa radicalisation, la Sûreté de l'Etat ne disposait que d'informations sommaires. En mars 2015, il a été repris dans la liste des combattants en Syrie sous la catégorie 5 des 'candidats au combat'" et a également été signalé dans le SIS, invoque le communiqué. Le SIS permet aussi d'échanger des informations d'origine non policière et les services de renseignements belges "se sont inscrits pour cette forme d'échange de données", ce qui permettra "à court terme l'échange international de ce type d'informations par la Sûreté de l'Etat via le SIS", ajoute le communiqué. (Belga)

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