Attentats à Bruxelles - Des armes des terroristes de Paris et de Bruxelles pourraient encore être en Belgique

02/11/16 à 16:17 - Mise à jour à 16:20

Source: Belga

(Belga) Des armes des cellules terroristes de Paris et de Bruxelles pourraient encore être cachées en Belgique, ressort-il d'une des auditions de Mohamed Abrini, suspecté d'être impliqué dans les attentats ayant frappé les deux capitales le 13 novembre 2015 et le 22 mars dernier, dont la rédaction du magazine 'Pano' (VRT) a pu prendre connaissance.

Mohamed Abrini a été impliqué dans la préparation des attentats à Paris il y a près d'un an et était également celui qu'on a surnommé "l'homme au chapeau", le troisième membre du commando qui a frappé Brussels Airport au mois de mars. Contrairement à ses compères, il ne s'y était pas fait exploser ce jour-là et avait pris la fuite avant d'être arrêté le 8 avril à Anderlecht. Selon la rédaction de Pano, l'homme se montre plutôt loquace avec les enquêteurs, à l'opposé de l'attitude actuelle de Salah Abdeslam. Il s'est notamment exprimé sur les différentes planques où les terroristes se sont cachés en Belgique. Mohamed Abrini a confié que lui et les autres se sentaient pourchassés par la police. Le groupe s'est alors divisé et a dû quitter la planque schaerbeekoise de la rue Henri Bergé, explique-t-il. Selon ses dires, les terroristes ont été informés depuis la prison des actions policières. "Nous avons quitté la planque de Jette car les frères El Bakraoui ont reçu un message depuis la prison leur disant qu'il fallait agir de la sorte car ça devenait trop chaud à Jette", raconte-t-il. Mais la menace n'est pas pour autant écartée. D'après Mohamed Abrini, des armes du réseau terroriste se trouveraient encore cachées dans un garage quelque part en Belgique. "Je vous confirme qu'il y avait des armes dans tous les appartements (utilisés par les cellules). Les armes ont été retirées de l'appartement un ou deux jours avant les attentats de Bruxelles", affirme-t-il. "C'est Khalid El Bakraoui qui les a déplacées. Je sais qu'il disposait d'un garage où de l'eau oxygénée et d'autres produits sont encore cachés. Mais je ne sais pas où est ce garage et ce qui s'y trouve précisément. Il y avait trois ou quatre kalachnikovs, une arme de poing et des explosifs C-4. Il a tout emmené dans un sac. Je ne sais pas où il a tout emporté." La justice avait procédé en juin à la perquisition de 152 garages à Bruxelles mais, selon la rédaction de Pano, ni les armes ni les explosifs n'y ont été découverts. Interrogé dans le cadre de l'émission, le directeur de l'OCAM Paul Van Tigchelt reconnait qu'"il est vrai qu'il a effectivement été question d'armes et d'explosifs que nous n'avions pas encore retrouvés après le 22 mars". Et "il est vrai que les autorités judiciaires et policières les recherchent d'arrache-pied.", dit-il encore. L'émission Pano sera diffusée mercredi soir à 21h25 sur Eén. (Belga)

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