Attentats à Bruxelles - "Au-delà de la douleur, notre travail continue"

23/03/16 à 07:54 - Mise à jour à 07:54

Source: Belga

(Belga) La cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a évoqué mardi soir sur son blog "les émotions difficiles" qui l'ont traversée en apprenant que des attaques terroristes avaient frappé Bruxelles. "J'ai ressenti qu'il s'agissait des moments les plus durs et les plus sombres de notre histoire", raconte-t-elle, affirmant encore que "le travail continue, comme avant, plus qu'avant."

Attentats à Bruxelles - "Au-delà de la douleur, notre travail continue"

Attentats à Bruxelles - "Au-delà de la douleur, notre travail continue" © BELGA

Le chagrin de la Haute représentante de l'UE aux Affaires étrangères lors d'une conférence de presse à Amman en Jordanie n'a pas échappé aux médias internationaux mardi. Sur son blog, l'Italienne explique ne pas être habituée à partager ses sentiments et émotions dans des réunions officielles. "C'est une chose que je n'aime pas. Mais parfois, la peine est évidente, publique." "Au-delà des larmes, qu'elles soient publiques ou privées, ce qui compte vraiment c'est le travail de tous les instants pour construire des solutions, des chemins vers la paix, des alliances pour notre sécurité", écrit Mme Mogherini. La diplomate était en déplacement en début de semaine au Liban et en Jordanie pour renforcer la coopération avec ces pays dans la lutte contre le terrorisme et la radicalisation, ainsi que la gestion du flux de réfugiés syriens. "Ce fut des jours d'émotions difficiles et de dur labeur. J'ai ressenti toute la responsabilité que l'Europe porte sur ses épaules. (...) J'ai ressenti qu'il s'agissait des moments les plus durs et les plus sombres de notre histoire", confie-t-elle encore. De retour à Bruxelles, capitale belge et européenne endeuillée, elle participera à la réunion hebdomadaire des commissaires européens mercredi matin, car "le travail continue, comme avant, plus qu'avant". La cheffe de diplomatie ajoute encore avoir la ferme conviction qu'une issue doit être trouvée à cette guerre, "en Syrie et en Europe". "C'est une guerre qui nous rend incapables de vivre ensemble dans ce monde qui est le nôtre." (Belga)

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