Attentat déjoué en Allemagne: à Paris, on confirme les aveux d'un Syrien arrêté en France

02/06/16 à 22:59 - Mise à jour à 22:59

Source: Belga

(Belga) Les révélations d'un Syrien passé par les rangs du groupe Etat islamique (EI) et arrêté en France en février ont permis de neutraliser une cellule djihadiste dormante qui s'apprêtait à frapper l'Allemagne, a confirmé jeudi une source judiciaire française.

Le parquet fédéral allemand a annoncé jeudi que trois suspects arrêtés en Allemagne et un détenu en France envisageaient de perpétrer un attentat-suicide au nom de l'EI "dans la vieille ville de Düsseldorf". Les trois premiers hommes, Hamza C., 27 ans, Mahood B., 25 ans, et Abd Arahman A. K., 31 ans, tous syriens, ont été arrêtés en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, dans le Brandebourg (la région qui entoure Berlin) et dans le Bade-Wurtemberg. Le quatrième homme lié à ce projet, Saleh A., un Syrien de 28 ans récemment arrivé en France, était passé aux aveux en révélant les projets du quatuor auprès de la police française, a confirmé la source judiciaire française. Il s'était présenté le 1er février au commissariat de la Goutte d'Or dans le nord de Paris en expliquant avoir "un certain nombre d'informations sur une cellule dormante prête à frapper l'Allemagne", a-t-elle précisé. Placé en garde à vue pendant quatre jours, entendu par la Section antiterroriste de la brigade criminelle et la direction générale de la sécurité intérieure, il a été mis en examen le 6 février pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle" et incarcéré. L'Allemagne a demandé son transfèrement. "Ses déclarations depuis le 1er février qui ont donné lieu à des investigations avec les autorités allemandes ont été fructueuses et ont permis l'interpellation de ces trois suspects", a affirmé la source judiciaire. Le Syrien avait d'abord combattu dans les troupes d'opposition à Bachar al-Assad avant d'intégrer "divers mouvements djihadistes". Fait prisonnier par le groupe Etat islamique, il avait fini par en rejoindre les rangs, selon la même source. Il était rentré en Europe lors d'un périple avec une autre personne sur les routes des Balkans. Les enquêteurs s'interrogent notamment sur les raisons de sa présence en France. "A ce stade, il n'y a aucun lien entre cette cellule dormante et le réseau franco-belge" à l'origine des attentats de Paris et de Bruxelles des 13 novembre et 22 mars, a précisé la source judiciaire. (Belga)

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