Attentat de Liège: l'impuissance pénitentiaire

30/05/18 à 14:57 - Mise à jour à 31/05/18 à 11:22

Responsable de la mort d'au moins trois personnes, dont deux policières liégeoises, Benjamin Herman aurait rencontré l'islam radical en prison. Comment empêcher d'autres contaminations ?

Les prisons sont des incubateurs d'extrémisme. Les frères El Bakraoui (attentats de Paris et de Bruxelles), Tarik Jadaoun (condamné à mort en Irak pour appartenance à Daech) et, maintenant, Benjamin Herman, abattu, mardi 29 mai, à Liège, après avoir tué deux policières et un passant. Un marginal de 31 ans, né à Rochefort, multirécidiviste (au moins six condamnations), connu pour des vols qualifiés, des affaires de stups, mais surtout incontrôlable et violent. Il purgeait une peine à Marche-en-Famenne, jusqu'en 2020, mais il avait été autorisé à sortir pendant quarante-huit heures pour préparer son reclassement. Pourtant, la Sûreté de l'Etat le suspectait de radicalisme depuis l'année dernière. Ses sorties n'auraient-elles pas dû être aménagées ? L'administration pénitentiaire devait-elle lui faire confiance ? "Il avait déjà bénéficié de onze autorisations de sortie d'un jour et de treize congés pénitentiaires de deux jours qui s'étaient bien déroulés, il était donc difficile de prévoir que cela se passerait mal à la quatorzième fois", a indiqué le ministre de la Justice, Koen Geens (CD&V).
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