Attentat au Musée Juif: cinq nouvelles arrestations à Marseille

09/12/14 à 18:45 - Mise à jour à 18:45

Source: Belga

Trois hommes et deux femmes ont été interpellés mardi à Marseille dans le sud de la France, dans le cadre de l'enquête française sur le tueur présumé du Musée juif de Bruxelles, Mehdi Nemmouche, a-t-on appris de sources concordantes.

Attentat au Musée Juif: cinq nouvelles arrestations à Marseille

© Belga

Mehdi Nemmouche, Français de 29 ans soupçonné d'avoir mené le djihad en Syrie, avait été interpellé le 30 mai à Marseille, à la descente d'un bus en provenance de Bruxelles, en possession d'un revolver, d'une kalachnikov et de munitions. Il avait ensuite été remis fin juillet à la justice belge pour répondre de l'attentat du Musée Juif qui avait fait quatre morts le 24 mai.

Les enquêteurs cherchent à déterminer pourquoi Mehdi Nemmouche s'est rendu à Marseille. Comptait-il y commettre de nouvelles attaques? Mais alors pourquoi prendre le risque de traverser la France plutôt que de frapper de nouveau en Belgique ou dans le nord de la France? Souhaitait-il prendre un bateau pour l'Algérie? Mais alors pourquoi se munir d'armes?

Dernière hypothèse: Mehdi Nemmouche souhaitait se "mettre au vert" chez des connaissances. En détention dans plusieurs prisons du sud-est de la France où il s'était d'ailleurs radicalisé, ce délinquant récidiviste y avait des contacts.

Il avait été détenu jusqu'à la fin 2012 avant de se rendre en Belgique, où il a été accueilli par un proche d'un ancien codétenu, puis en Syrie où les enquêteurs pensent qu'il a intégré des mouvements djihadistes.

L'opération de mardi a été menée par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et la police judiciaire, sur commission rogatoire de juges antiterroristes parisiens, chargés d'une enquête depuis le 10 octobre 2013, ont précisé des sources judiciaire et proche de l'enquête.

Parmi les personnes interpellées, figurent un ou plusieurs hommes rencontrés en détention, selon une source proche du dossier. Les cinq personnes, actuellement placées en garde à vue, sont soupçonnées d'avoir aidé Mehdi Nemmouche. Les enquêteurs disposent notamment d'éléments de localisation de téléphones.

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