Attentat à Ankara - Turquie : 10 personnes arrêtées pendant une cérémonie à la mémoire du kamikaze d'Ankara

23/02/16 à 18:08 - Mise à jour à 18:08

Source: Belga

(Belga) Dix personnes ont été arrêtées mardi dans l'est de la Turquie pendant une cérémonie de condoléances à la mémoire du kamikaze responsable de l'attentat qui a fait 29 morts le 18 février à Ankara, selon l'agence de presse officielle Anatolie.

Attentat à Ankara - Turquie : 10 personnes arrêtées pendant une cérémonie à la mémoire du kamikaze d'Ankara

Attentat à Ankara - Turquie : 10 personnes arrêtées pendant une cérémonie à la mémoire du kamikaze d'Ankara © BELGA

Les arrestations ont eu lieu à l'intérieur d'une mosquée du quartier d'Ipekyolu, dans la ville de Van. Les personnes arrêtées, parmi lesquelles figurent le frère et le père du kamikaze, ainsi que l'imam de la mosquée, sont accusées d'apologie du terrorisme, a précisé l'agence. Vingt-neuf personnes ont été tuées dans l'explosion d'une voiture piégée conduite par un kamikaze jeudi dernier en plein coeur de la capitale turque. L'attaque visait des véhicules militaires. Les autorités turques ont d'abord affirmé que l'attentat avait été commis par Salih Necar, un Syrien de 23 ans entré dans le pays en tant que réfugié. Mais d'après le mouvement kurde armé radical qui a revendiqué l'attentat, les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), proche du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, qui est engagé depuis 1984 dans une rébellion meurtrière), son auteur est en fait un Turc kurde originaire de Van, Abdülbaki Sömer, né en 1989. "Nous enquêtons pour savoir si c'est ou non un citoyen turc. Il apparaît que ce n'est pas la personne présentée au début", a reconnu mardi le vice-Premier ministre turc, Numan Kurtulmus, mettant de nouveau en cause le PKK et l'YPG (Unités de protection du peuple, bras armé du Parti de l'Union démocratique, PYD, un parti kurde syrien), qui ont tous les deux rejeté ces accusations. Quatorze personnes ont été inculpées par un tribunal d'Ankara en lien avec l'attentat. Une enquête a aussi été ouverte, visant une élue locale du principal parti prokurde de Turquie, le Parti démocratique des peuples (HDP), Tugba Hezer, qui aurait pris part à la cérémonie. Le HDP est en butte à l'hostilité du gouvernement, qui lui reproche d'être la vitrine politique du PKK, lui-même interdit. (Belga)

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