Attaque de Flawinne: le suspect placé dans l'aile psychiatrique d'une prison

27/10/15 à 13:14 - Mise à jour à 14:49

Source: Belga

Le Namurois de 32 ans d'origine asiatique qui a interpellé lundi après avoir forcé l'entrée de la caserne des para-commandos de Flawinne (Namur) a été placé sous mandat d'arrêt par un juge d'instruction de Dinant et emmené dans l'annexe psychiatrique d'un établissement pénitentiaire belge, a indiqué mardi le procureur du Roi de Namur Vincent Macq, lors d'un bref point presse.

Attaque de Flawinne: le suspect placé dans l'aile psychiatrique d'une prison

La caserne de Flawinne (Namur). © Google

Le Namurois de 32 ans d'origine asiatique interpellé lundi après avoir forcé l'entrée de la caserne des para-commandos de Flawinne (Namur) au volant d'une voiture immatriculée à son nom et qui a circulé dans le quartier avant de s'enfuir à pied, a été placé sous mandat d'arrêt par un juge d'instruction de Dinant et a été emmené mardi dans l'annexe psychiatrique d'un établissement pénitentiaire belge, a indiqué le procureur du Roi de Namur Vincent Macq lors d'un point presse. Le chef d'inculpation retenu est le fait d'avoir pénétré dans une enceinte militaire "moyennant certaines manoeuvres".

Lorsqu'il a été entendu lundi après-midi par la police judiciaire fédérale puis mardi par le juge d'instruction, le trentenaire tenait des propos incohérents, déstructurés et son projet ne semblait pas construit. Il a évoqué dans son audition le fait qu'il a tenté par le passé de rentrer à l'armée "mais énormément d'autres choses aussi", d'après le procureur. Il a en effet été candidat para-commando en 2010. Par ailleurs, les deux perquisitions menées lundi à son domicile et dans son milieu familial n'ont "pas été fructueuses en termes d'éléments nouveaux".

Alors que la menace terroriste avait été évoquée, elle semble à présent écartée puisque la piste "plus que jamais numéro un" est désormais celle d'un déséquilibré mental.

Le fait pour lequel il est inculpé est passible d'une peine allant de 6 mois à cinq ans d'emprisonnement pour autant qu'il soit reconnu comme pénalement responsable de ses actes. L'homme avait déjà des antécédents psychiatriques. "On se pose de sérieuses questions par rapport à sa responsabilité pénale", a ajouté le procureur. Le juge d'instruction va demander une expertise psychiatrique du trentenaire. Il comparaitra devant la chambre du conseil de Dinant endéans les cinq jours.

Le suspect avait été interpellé lundi vers midi à proximité d'une habitation lors d'une arrestation non violente. Le service de déminage avait examiné tous les éléments suspects et n'avait retrouvé aucun explosif dans sa voiture. Quelque 160 policiers avaient été mobilisés.

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