Attaque à l'acide chez Delhaize - Jelle Frenken présente une personnalité psychopathe

29/06/16 à 15:56 - Mise à jour à 15:56

Source: Belga

(Belga) Jelle Frenken, l'homme de nationalité néerlandaise qui a jeté le 20 février 2015 de l'acide sur Marina Tijssen, une femme de ménage travaillant au magasin Delhaize de la Museumstraaat à Anvers, a une personnalités psychopathe, ont expliqué les psychiatres et les psychologues mercredi devant le tribunal correctionnel de Bruxelles. L'homme présente également des traits paranoïaques et schizophrènes et souffre de troubles bipolaires. Cela n'exclut pas qu'il savait très bien ce qu'il faisait. "Il sait très bien ce qu'est un crime mais il n'a aucune barrière morale l'empêchant de commettre des délits", ajoutent les experts.

Attaque à l'acide chez Delhaize - Jelle Frenken présente une personnalité psychopathe

Attaque à l'acide chez Delhaize - Jelle Frenken présente une personnalité psychopathe © BELGA

"Ce qui frappe immédiatement chez lui, c'est sa personnalité psychopathique", explique l'expert psychiatre à propos du prévenu. "Il n'a aucune empathie. Il sait ce que sont les émotions mais les ressentir réellement est très difficile pour lui. Il se considère aussi comme une victime de Delhaize qui ne lui pas laissé d'autre choix que de commettre les faits." Cette attitude est caractéristique chez Jelle Frenken, qui doit également composer avec une grande immaturité, des traits paranoïaques et un sentiment d'infériorité. "Il rejette toujours la faute sur les autres", poursuit le psychiatre. "Frenken présente aussi des traits schizophrènes, il se considère comme mis à l'écart de la société, plus spectateur qu'acteur." Jelle Frenken souffre enfin de troubles bipolaires, ce qui signifie qu'il passe souvent par des périodes dépressives entrecoupées de courtes périodes hypomaniaques pendant lesquelles il bénéficie d'un surcroît d'énergie. Les faits ont été planifiés, selon le psychiatre, pendant une telle phase. Le prévenu n'est toutefois pas irresponsable de ces actes, selon l'expert. "Il connaît la différence entre le bien et le mal mais il n'a aucune barrière émotionnelle ou morale qui l'empêche de commettre des délits. Les faits ont également été planifiés de manière très rationnelle. Il a ainsi admis avoir choisi la Belgique parce que la police belge ne jouit pas d'une très bonne réputation." Les regrets que Jelle Frenken a exprimé durant l'enquête ne sont, par ailleurs, pas sincères, selon les experts. (Belga)

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