Attaque à Charleroi: "La seule empathie politique n'est pas suffisante aux policiers"

08/08/16 à 12:41 - Mise à jour à 12:41

Source: Belga

(Belga) Le ministre-président wallon et bourgmestre de Charleroi Paul Magnette a partagé lundi, sur les ondes de La Première, son incompréhension quant à la décision de l'Ocam de ne pas réévaluer vers le haut le niveau de la menace pour les policiers. Celui-ci se trouve à 2 ou 2+ alors qu'il est à 3 pour l'ensemble du pays. Pour Vincent Gilles, président du SLFP Police, Paul Magnette a compris que "la seule empathie politique n'est pas suffisante aux policiers. Il en faut plus".

Attaque à Charleroi: "La seule empathie politique n'est pas suffisante aux policiers"

Attaque à Charleroi: "La seule empathie politique n'est pas suffisante aux policiers" © BELGA

"Ce n'est pas à moi de me prononcer à la place de l'Ocam mais c'est difficilement compréhensible", a déclaré Paul Magnette (PS) sur La Première. "Personne ne comprend bien pourquoi, alors que des policières ont été agressées, ce niveau de menace est maintenu en dessous du niveau général. Il y a quelque chose qu'il faut que l'Ocam explique ou qu'elle révise son jugement", a-t-il encore ajouté. Par ces déclarations, Paul Magnette appuie une demande du SLFP Police. "Nous souhaitons que le niveau de le menace pour les policiers soit l'objet d'une réévaluation et que cette réévaluation prenne en compte le contexte actuel et l'état psychologique des policiers", a fait part Vincent Gilles à l'agence Belga. Même son de cloche du côté de la CSC Police. "Si on sait que la police est visée depuis un moment et que l'Ocam est censé réévaluer la menace, il est interpellant de constater que le niveau de celle-ci n'ait pas été réévalué vers le haut. Ca ne me rassure pas. Comment peut-on encore justifier, après ce qu'il s'est passé samedi, un niveau 3 pour la population et 2+ pour la police", a déclaré son secrétaire permanent, Stéphane Deldicque. Les organisations syndicales, qui rencontreront les autorités compétentes mercredi, souhaitent davantage de concret. "La seule empathie politique n'est pas suffisante aux policiers. Il en faut plus", insiste Vincent Gilles. (Belga)

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